‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 223 sur 494 · Plularquc, A(jcsilas · texte numérisé non relu

Plularquc, A(jcsilas

292 (.<(\SI III I ION DK Sl'Aini.

«'((iili'civciilioHs (|iii SI! l'cprodiiisaieiit .soiivrnl. AllH'm'i' clli' le! citoyen ii qui Ion im|iosr de fournir un plal d'oxlra dans l.> syssitios, dos roseaux l'I de la paillo jiour les lits dr (Minp, dos fcnilltïs de luuriei- p(3iir l'assaisonnement do certains mots'. Los t'aulos plus f^ravos élaienl piinios do poinos sévères, quelquefois nnômo deraliniie, ipii entiainail la porte de tous les droits civiques. On élaii siirioul sans pitié pour la lAcholéàla f^uorro. Los citoyens (|ui, dans la fj;ucrro du Péloponèso, furent réduits à capituler après avoir défondu opiiiiàtremenl Tile do Sphactérie, furent déclarés impropres à toutes les nia^istraliires, bien qu'on no put les accuser de faiblesse; on leur interdit même tout contrat de vente ou d'achat-, il est vrai qu'ils furent réhabilités peu de temps après. Quel traitement d'après cela devaient attendre les hommes convaincus de lâcheté {-phrntqy? Non seulement ils perdaient leurs droits civiques, étaient exclus des syssitios, dos exercices en connnun et de toutes les réunions, et devaient se tenir dans les chœurs à une place infamante, mais ils étaient on toute occasion vouésaux outragesde leurs concitoyens. Ils devaient porter un vètcniont composé de pièces et de morceaux, couper leurs cheveux d'un seul côté de la tète, et céder le pas aux hommes plus jeunes ([u'ils rencontraient sur leur route. Personne ne leur parlait ni ne leur permettait d'allumer leur feu au sien. Les pères de famille ne trouvaient pas de bruj les hommes k marier ne trouvaientpas de femmes, ce qui les exposait encore à une peine de plus^, car le célibat était considéré à Sparte comme une infraction aux devoirs civiques, et puni de châtiments fort désagréables, comme par exemple de faire on hiver, par un froid rig-ouroux, le tour do la place presque nu, et de chanter sur soi-même des chansons satiriques, peine bizarre, que Ton retrouve encore appliquée en d'autres cas'. Aprèslescondamnations qui entraînaient l'infamie, les amendes spnt celles qui reviennent le plus souvent. Elles étaient

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