Tliucydidc, V
'A. lMiil;in|ue, l'/'lnpidus, I!?.
'i. Thiicydidc, V, lO. Celte sumiiio osl iiidiriuée d'après l'iplniii' par le Scliol. d'Ai'istophaiie (les ISui'cs, v. 858).
.^. l<]|)liore cité par le Seliol. d'ArisIdphaiie, diid. ; l'iulaiiiue, l'niilrit, 22.
0. l'seiido-l'liilarque, Aiiint. A'/z'/'u/., f) ; Atliéiiee, \ii. p. 150; Klieii,
294 CONSTITITION DK Sl'Aini.
prisonncmenL n'tîsL iricnlioniK'^, ilcsL vrai, qm- (•ominc uni' j)récunlion pour s'assm-cr di; racciisi'!; il osL probable, cnpfimlanl qu'oti en (il aussi un nii»y(.'u de correction. Des peines corporelles éLaionl souvent inlligécs aux jeunes g^ens ; mais elles no servaicntqu'à réla|?lir la discipline \ qu'était chargé do maintenir, comme on l'a vu déjà, le paîdonome escorté des mas ligophores.Tl no paraît pas qu'elles aient été employées comme sanction pénale, si ce n'est pour aggraver la pcino de mort, lorsque par exemple Cinédon et ses complices furent conduits à travers la ville, les mains liées, le cou serré dans un carcan, et déchirés, avant do subir le dernier supplice, par des fouets et des aiguillons". Régulièrement l'exécution n'avait lieu que la nuit : ou bien le condamné était étranglé dans la partie de la prison appelée otyi^, ou il était précipité dans une fosse profonde, creusée à proximité de la ville. Le plus souvent on se contentait d'y jeter le cadavre du supplicié'.
Var. hist., XIV, 7. 0. Muller (Dorier, t. II, p. 220) doute que l'exil ait été une peine, parce que, dit-il, l'Etat ne pouvait légalement forcer un citoyen à faire ce qu'il n'eut pu faire de son propre mouvement sans encourir la peine de mort. Ainsi parce que l'Etat interdisait à si'S membres les voyages et les longs séjours à l'étranger, par crainte de la corruption, il n'aurait pu éloigner les citoyens corrompus et devenus un danger public. Il est vrai que Lichas dont parle Hérodote [(1,68) n'est condamné qu'à un bannissement simulé. I^'usage de la confiscation est aussi mis en doute par Meier (De Bonis damnât., p. 198), pour cette raison que l'Etat cherchait à maintenir autant que possible sans changement le nombre et l'étendue des biensfonds, comme si l'Etat ne pouvait pas précisément faire servir les biens confisqués à pourvoir les citoyens pauvres et à fonder une maison de plus. Dans le même ouvrage, l'histoire d'Alcippos est déclarée apocryphe, parce qu'il est condamné à la confiscation. Mais alors même que ce détail serait faux, ce ne serait pas une raison pour rejeter le reste.