Vuy. Clinluii, Fasd Hctlru., l. Il, p. îu
•i. ArisloLe, Polit., II, 6, 13.
:;. Hérodote, VII, 205.
i. Arislote, Polit., II, G, !; 11 ; Plularque, Agis, 5,
.">. Plivlaniue, cité par Atliénéc flV, 20, p. 141).
(3. Anstotc. Pntlt.. U. ('). 5; |C,.
DÉCADENCE ET HUINE 337
peut-être aussi se décidèrent-ils à exercer des professions manuelles ou à se faire fermiers et à labourer la terre comme les llilotes*. On peut à peine s'expliquerque l'État subsistât en de pareilles conditions, et que les Spartiates pussent maintenir leur domination sur les Hilotes et les Périèques. Il faut supposer que le temps avait façonné ces populations à l'esclavage et que d'autre part leur condition avait été fort adoucie. Il est vraisemblable aussi que l'oligarchie Spartiate suppléait par l'argent à la force ([ui lui manquait, et se soutenait à l'aide de mercenaires-. La ville, jadis ouverte,, fut, àlalin du ni^ siècle, entourée de fortilications et de fossés, destinés sans doute avant tout à la protéger contre un coup de main de Démétrius et de Pyrrhus, mais qui pouvaient aussi n'être pas inutiles, eu cas de soulèvement des populations sujettes^.
Tel était l'abaissement de Sparte, lorsque le rui Agis 111 entreprit delà régénérer, en introduisant de nouveaux citoyens pris parmi les Périèques, vraisemblablement aussi parmi les troupes mercenaires, et en rétablissant la Constitution de Lycurgue. Cette tentative lui coûta la vie, mais elle fut reprise peu de temps après et menée à bien par Cléomène III, qui, plus habile et plus résolu, s'attacha quelques Spartiates considérables, gagna les mercenaires et forçâtes opposants à quitter le pays. Les bannis furent au nombre de quatre-vingts; ils formaient par conséquent beaucoup plus de la moitié des citoyens riches et propriétaires de fonds. Cléomène lit ensuite une nouvelle répartition des terres, combla les vides de la bourgeoisie, à l'aide de Périèques et certainement aussi de mercenaires, forma un corps de (Quatre mille hoplites, rétablit les syssities et les institutions sur lesquelles reposait l'ancienne discipline, renversâtes Ephores, et peut-être les remplaça par de nouveaiix magistrats. nomnu''s palrononies*. Ces
t. IMuliiniiU', A(jis, 0; vuv. aussi li's noies Jr SclKniiinn .-iir i'<' passage.