‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 258 sur 494 · Voy. plus liaiil, p. iWl · texte numérisé non relu

Voy. plus liaiil, p. iWl

'X\^^ «UNS (III I lit.N 1)1. Sl'AU IK

Icncs clainil siliifcs dans ce payst-ji rrssonlis.senl le coiilio rniii». Lf iiomliif dfs S|iaiti;d<'s a\ai( daillfiirs sensiblement dimiiiiK'. De iwiir à dix mille (|ii(' Ton eomjjlait ;i r^poque biillaidc (l(! leur- liisloirc il nrn n-slait plus ^ui-ie que deux', (leltc dé|)0|>idati(ii) ii'uvjiil jtas sculenienl pour cause les ruvagi^s d(; la i^iicrre, mais aussi l'appauvrissement des citoyens (jui s'ellrayaicnl à l'idée d'entielcnir un ménage et de mettre au iiKindc des enfants aux<|n<'ls ils ne pourraient donner une éducation en rapport av('<' leur dignité decitoyeiis. ni Laisser un héritage suflisanl pour les faire vivre. On lenta d'aiièler le mal en encourageant par des primes la procréation des enfants. Le père de trois fils était exempt du service militaire ; celui qui en avait quatre était dispensé de toutes les charges publiques'-. On était loin du temps où l'on choisissait des pères de famille pour accompagner Léonidas aux Tbermopyles. alin que leur maison ne pérît pas avec eux'. Toutes ces mesures devaient être impuissantes. Aristole ne comptait guère de son temps que mille Spartiates ; moins d'un siècle après, il n'y en avaitjplusque sept cents, sur lesquels un septième seulement était propriétaire de fonds \ Les pauvres étaient donc vis-à-vis des riches, dont quelques-uns l'étaient outre mesure, dans la proportion de six contre un. Cette inégalité de fortune devait être mortelle au régime institué par Lycurgue; si les riches Tobservaient encore en partie, ce n'était })lus que pour sauver les apparences. Ils fréquentaient les phidities, mais après une courte apparition, ils retournaient chez eux et se livraient aux jouissances d'un luxe oriental". Les Ephores. (|ui avaient pour mission de veiller au maintien des anciennes coutumes, étaient les premiers à s'en alTranchir ; et. bien que cette dignité dût être accessible à tout le monde, les riches seuls en étaient revêtus ".Les pauvres vivaient aux frais des liches:

Page 1