‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 266 sur 494 · Voy. plus haut. p. I · texte numérisé non relu

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part et d'aiilrc absolument identiques'. On sait en efï'el que les Périrqiios, mal^rn leurs foiioAions serviles, étaient incorporés à TElat, et formaient avec les Ililotes comme la couche inférieure de la Cité Spartiate. En Crète au conlraiie, les populations soumises étaient des dépendances, non des membres actifs de TÉtaL.

Sans doute, la bourgeoisie était en Crète comme partout partagée en difi'érentes races, susceptibles elles-mêmes de subdivisions; mais nos renseignements ne nous fournissent que le nom dorien des Ilylléens à Cydonia". Il existait aussi des familles privUégiées, par conséquent une caste noble, par dérogation au principe égalitaire en bonneur chez la pure race dorienne^ Celle inégalilé remontait-elle à la colonisation de l'île par les Dorions, auxquels s'étaient mêlées un nombre considérable de peuplades étrangères qui ne purent être aussi bien partagées? Fut-elle amenée plus tard par la différence des forlunes, car nulle pari il n'esl fait mention en Crèle d'un égal parlage des terres, non plus que de l'indivisibilité ou de l'inaliénabililé des bérilages'*, et par conséquent au cas même oti les forlunes eussent élé les mêmes dans le principe, l'équilibre eut été détruit plus vile encore en Crèle qu'en Laconie. L'existence d'une chevalerie crétoise suppose aussi des différences de conditions. A Sparte, il est vrai, les soi-disanls chevaliers, qui d'ailleurs servaient à pied, non à cheval, étaient choisis chaque année parmi la jeunesse, sur la seule recommandation de leur mérite ; en Crète, au contraire, les chevaliers étaient tenus d'enlrenir un cheval de combat ; ils appartenaient donc à la classe riche, et jouissaient en outre de certains privilèges poliliques'\

A la tête du gouvernement était placé un collège de dix membres, nommés /.éît;.:-. ou y.iz[j.'.z'., c'est-à-dire oi^donnateurs,

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