‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 267 sur 494 · Aristote, Polit., II · texte numérisé non relu

Aristote, Polit., II

4. Aristote, Polit., I, l, ^ 4. Ephore, dans Strabon (X, p. 480 et 482).

5. Ephore, dans Strabon (X, p. 481 et 482), où les chevaliers sont désignés comme constituant une magistrature.

qui bien que nommés à réloctionétaientpris toujours parmi les familles privilégiées* ; il n'est pas certain, mais il est vraisemble qu'ils étaient renouvelés tous les ans. Les y.isy.o'. représentaient la plus haute autorité, tant civile que militaire :ils commandaient les armées en temps de guerre, dirigeaient les délibérations du Sénat et des Assemblées populaires, et sans doute aussi présidaient les tribunaux ou faisaient fonction de juges \ Celui qui tenait la première place dans le Collège {r.pijiiôy.z(7\j.zç) donnait son nom à Tannée. C'est à peine si l'on cite d'autres magistrats. Il esta remarquer cependant qu'Hérodote, à propos d'une histoire remontant au commencement du vn° siècle, mentionne à Axos un roi nommé Etéarchos^ sans indiquer d'ailleurs s'il s'agit d'une dignité sacerdotale, comme on en voit désignées sous ce nom en diiïérents lieux, même à une époque postérieure, ou si la magistrature suprême n'était pas constituée dans Axos autrement qu'ailleurs. On a supposé aussi qu'Hérodote a pu écrire un mot pour un autre. Dans une inscription qui parait appartenir au nf siècle av. J.-C. il est question de r.ptiy.z-o; I-' ejvo[jJ.zç, c'est-à-dire des vieillards chargés d'établir le bon ordre et d'appliquer les mesures de police*. Enfin nous retrouvons ici les pa'donomes, auxquels était confié le soin de surveiller la jeunesse.

La plus haute assemblée délibérante était un conseil des Anciens, nommé tantôt ecjXi, tantôt veoij^-x, qu'Aristole compare à la yspouoia spartiale. On peut en inférer qu'il avait les mêmes fonctions et les mêmespouvoirs. Arislote dit expressément que les membres du Sénat étaient nommés à vie, qu'ils n'encouraient aucune responsabilité, n'étaient assujettis à aucune législation écrite et ne relevaient que de leur conscience ^ Nous ne savons de combien de membres élait composé le Sénat, ni à quel âge l'accès en élait ouvert; peul-èlre en était-il en Crète comme à Sparte. Nous ne sommes pas plus iixés sur la façon dont il se recrutait; on sait scuili'iuent qu'il

l.Arislole, l'ulil,, 11,7, .^5.

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