‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 270 sur 494 · Ephore, cité par Strahon (X, p · texte numérisé non relu

Ephore, cité par Strahon (X, p

4. Vûv. Héraclide de I^ont, c. 3, avec les remarques de Schncidewin. p. 57.

5. Suidas, s. v. Spôtioi. De là les enfants plus jeunes, qui ne prenaient pas encore part à ces exercices, étaient appelés ènzôopo^o:. Voy. les textes recueillis par Ilauck, ibkl.,\i. 88.

6. Ephore, dans Strabon (X, p. 480) ; cf. Meursius, Vretu, p. ITS.

7. Pline, Ilist. Nat., VII, 56; Nicolas Damasoéne, dans les l'rufjm. hisi.. do Muller, t. 111, p. 459.

8. lléraclide île Poiil. c. 'A, ^ 4; Ephun-, .lans Strabon (X. p. 1^0 et i83).

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de tomps à .•m tic (rallcr passer l,i niiil .iinlehors, sans doutr (l.iris l;i maison palernollo'.

( )ii MO faisait ni plus ni moins qu'à Sparte pour la culture de l'inlcllii^enco. Les procédés étaient les mêmes ; il n'y avait pas à pro[>rcment parler d'enseignement. En dehors des notions très élémentaires de leclure et d'écu'iture, les enfants n'ajtprenaieni que la musique. On les exerçait à chanter et à s'accompagner de la cithare. Les chants étaient surtout des hymnes en l'honneur des dieux et des grands hommes, avec exhortation au respect des lois et à la pratique des vertus dans lesquelles on faisait surtout consister la dignité humaine. Le rythme était déterminé à l'avance, et rien n'y pouvait être changé. Le poète-musicien le plus renommé, celui que l'on considérait comme l'inventeur de la mesure Cretoise, s'appelait Thalélas, et vivait vers la seconde moitié du vif siècle. Non seulement on lui attribuait un grand nombre de péans nationaux et d'au 1res poèmes; on lui faisait honneur aussi de plusieurs dispositions législatives". Il est, avec Epiménide, le seul Cretois cité comme poète ou comme philosophe, à une époque oii déjà les autres contrées de la Grèce produisaient des penseurs en grand nombre. Il est très probable qu'Epiménide n'appartenait pas à la race victorieuse, mais bien à la classe des Périèques^, dont sans doute faisaient aussi partie Dipoinos, Skyllis et d'autres, mentionnés dans l'histoire de l'art, comme statuaires ou architectes. Les conquérants dorions étaient citoyens et soldats ; il ne paraît pas qu'ils aient été autre chose. Pourformer la jeunesse à la vertu civique, ou comptait sur la fréquentation et sur l'exemple des hommes faits. Les enfants assistaient aux repas communs et mettaient à profit les entretiens des convives. Les liaisons plus étroites entre les hommes et les jeunes garçons étaient envisagées, en Crète, du même point de vue qu'à Sparte. Il régnait cependant ici plusieurs

i. Ta r.ollâ xoiiJitovTat jj-sx' àllr^Mv (Héraclicle de Pont, Ibid.).

2. Ephore. dans Slrabon (X, p. 480 et 481); Cf. Hœck, Kreta, III, p. 339.

3. Le récit, d'après lequel il aurait été envoyé par son père à la recherche d'une brebis (Diogène Laerte, I, 109), ne laisse guère supposer qu'il fût le fils d'un bourîreois de race dorienne.

coutumes particulières '. Un enlèvement mêlé de violence était le point de départ de ces relations. L'homme qui avait fait un choix déclarait ses projets aux parents et aux amis de son préféré. On ne cherchait pas d'ailleurs à mettre le jeune garçon hors de son atteinte ni à l'écarter de sa route ; car cette précaution eût été une injure pour l'aimé qui eut paru indigne de l'aimant, ou pour l'aimant qui eut paru indigne de l'aimé. Les parents opposaient toutefois à l'enlèvement une résistance tantôt pbis énergique, tantôt plus faible et seulement apparente, suivant l'opinion qu'ils avaient du ravisseur. L'opposition cessait en tout cas, dès que l'aimant avaitréussi à entraîner l'aimé dans la salle où il prenait ses repas. Là il lui faisait des présents, puis l'emmenait oh il voulait,, mais toujours en compagnie de ceux qui avaient assisté à l'enlèvement. Deux mois, sans plus, se passaient en plaisirs et en parties de chasse. Cette épreuve accomplie, le jeune garçon était ramené à la ville, et recevait de nouveaux présents. Les cadeaux traditionnels étaient un vêtement de guerre, un anneau et une coupe ; mais souvent on enjoignait d'autres d'une telle richesse que le donateur était forcé d'inviter ses amis à se cotiser pour lui en alléger la dépense. L'anneau était consacré à Zeus, cl tous les compagnons qui, durant les deux mois d'épreuve, s'étaient attachés aux pas des deux amis, prenaient part au banquet qui accompagnait le sacrifice. On demandait ensuite à l'aimé s'il avait à s'applaudir des procédés de l'aimant; il pouvait à ce moment présenter ses griefs et demander réparation, auquel cas l'alliance était rompue. C'était une tare pour un jeune homme bien né de ne point trouver d'ami, on en concluait qu'il n'était pas digne d'être aimé. On tenait moins de compte, dans le choix d'un favori, de la beaulé physique que des qualités morales. Les jeunes garçons qui avaient obtenu la préférence étaient en honneur auprès de leurs camarades; les meilleures places leur étaient réservées dans les gymnases et dans tous les lieuxde réunion, oi^i ils se paraient des habits qui leur avaient été donnés. Devenus adultes, ils se distinguaient encore par leurs vêtements, et le nom de v.Xswîî

1. Ephore, cité par Slrabon (X, p. -483 cl iSi); Héraclide de Pont, «. 3.

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témoignai l <h' l.i ciiiisidi'T.iliuii donl ils ('•hiirnl | ()|)jc; . L ,11 mai il s'appclail ç. •."/./, Td) p ; ce iikiI, i|iii iir s"aj»j)li<|iir |ias coiiiinc icz^Tv-r aux lraiis[)oii.s amourciix, iii.iis ;i mie iinliiinlioii du rd'iii'. |ir()ii\f déjà [tar lui-iiiéinc, ci' (|iii' (iiiirniiii' d aillrm^ |;i juihli rilé des ndalioiis, (iiià luiiiiiiM' (dics inHaicnl souillées par rien d'impur. Dans la rriiiar(|iie d'ArisLole', que l'amour des jeunes garçons élail eiicoiiiai:é par la loi rréloise. conune lin obslacle à raccroissciiicnl de l;i |i(ipiil;ilioii . il ne l'aiil voir qu'une opinion pers(»nn(dl<'. tmii rallirmalion dnn l'ait historique, Mallieureusemeiil, on ne peut nier que ces relations no conservèrent pas toujours leur ancienne innocence, et que les Cretois étaient, à (•<■ point de \iie. m niauvais rmoin auprès des autres nations de la (Irèce-.

Les jeunes gens reslaieiil ]trobal)lenienl dix aiinécs soumis à la discipline des y.'^'i/,y.'.\ Dès qu'ils en élaieiit quilles, autrement dit à vingt-sept ans, la loi leur ordonnait de prendre femme '. Le droit au mariage ou épigamie n'existait qu'entre [es membres de la société dominante; mais il fut quelquefois stipulé par traité entre les citoyens de différentes villes". Le couple récemment uni restait encore séparé pour un certain laps de temps ; la mariée demeurait dans la maison paternelle, jusqu'à ce qu'elle fût jugée en état de tenir son ménage. On peut conclure de cet usage qu'en général les lilles se mariaient jeunes ; peut-être aussi était-ce une conséquence du même principe d'après lequel un jeune époux ne pouvait, à Sparte, visiter sa femme qu'à la dérobée. Les dots n'étaient pas interdites. Les filles recevaient la moitié de la part dévolue aux enfants mâles. Il n'est pas étonnant d'ailleurs que le mariage ne fût guère envisagé chez les Cretois, comme chez les Spartiates, qu'au point de vue politique. Le complice

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