lUd., II, 10, p
5. Voy. Hésychius, s. v. à7r«yç>,o... et le Schol. d'Euripide {Alceste, v. 989).
servir les uns les autres, mais servir aussi les hommes faits '. A dix-sept ans, ils passaient dans les y.';i'/a:-. Ils n'étaient pas comme les Spartiates attachés à telle ou telle section ; ils se groupaient à leur guise en nombre plus ou moins considérable, autour d'un des leurs choisi parmi les plus distingués et les plus estimés^ Habituellement le père du jeunehomme que ses camarades avaient élu, devenait le chef de Vi';i'/.x. Il dirigeait et surveillait, en qualité (Vi-fvli-x:\ les jeux et les exercices qui, en Crète comme à Sparte, avaient surtout pour but le développement corporel. Parmi ces exercices^ une place importante parait avoir été faite à la course, d'où les gymnases étaient appelés op:;x;i ^ Venait ensuite le jeu de l'arc dans lequel les Cretois se distinguèrent de tout temps^'. Enfin la danse, particulièrement la danse armée et lapyrrhique étaient considérées comme des inventions des Cretois'. Les manœuvres militaires étaient aussi en usage; les bataillons se précipitaient les uns contre les auties, au son des llùtes et des cithares, et luttaient soit à coups de poing, soit avec des armes de bois ou de fer. Le chef de VoiyiXx menait souvent sa troupe chasser dans les montagnes et les forêts pour l'aguerrir aux fatigues et aux privations^ Le vêtement en usage était un mauvais manteau, toujours le même l'hiver comme Tété. Il est certain que les jeunes garçons couchaient pêle-mêle dans des salles communes. Il parait cependant (ju'il leur était permis
1. Ephore, dans Strabon (X, p. 483); cf. Dosiade et l^yrgion, dans Athénée (IV, 22, p. 143).
2. D'où leur venait le nom de ày^Xad-coî} de àyeîiâ^w. Voy. Hesychius, s. V. La correction proposée par Hauck au texte d'Aristophane d.e Bysance (p. 95) n'est pas nécessaire; il suffisait de ciianger l'accent (ày£).âo-Toy;).