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d'une femme adultère n'élait pas seulement condamné à verser dans le trésor une amende qui pouvait s'élever à cinquante statères; il était puni encore, du moins à Gortyne, par la perte de ses droits civiques'. Nous savons peu de choses d'ailleurs sur la condition des femmes. S'il y eut eu pour elles, comme à Sparte, un système d'éducation publique, il en eut certainement été fait mention. Les garçons étaient enlevés plus tard à la maison paternelle, ce qui permet de supposer que la vie de famille tenait plus de place dans la Crèle qu'à Sparte. LadilFérence n'allait pas toutefois jusqu'à faire asseoir à la même table le père, la mère et les enfants. On a vu que les hommes et les jeunes garçons prenaient leurs repas dans les syssities, d'où les femmes étaient exclues-.
Les syssities étaient appelées àvspsTa, repas des hommes., et les réunions de convives habitués à manger ensemble ï-x:p'.x'., peut-être aussi àyÉAa'.. 11 est probable que ceux qui avaient fait partie de la même classe dans leur jeunesse restaient plus tard associés dans les syssities ^ Les repas avaient lieu dans un même local, mais on dressait des tables séparées, dont le nombre était proportionné à celui des convives. Des places étaient réservées pour les étrangers ; dans chaque salle, à droite de la porte, se trouvait à cet effet une table que l'on appelait la table de Zeus hospitalier*. Les frais des syssities n'étaient pas en totalité à la charge du trésor; toutefois, il en supportait la partie de beaucoup la ])lus considérable. Une indication relative à Lyctos, (jue nous fournit Dosiade ', manque malheureusement de clarté; il semble cependant en
i. Eli.ii, Var.llial., XII, 12,