‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 297 sur 494 · IMudare, Vnigin. dillu/r., t. [, p. 224, éd. Disseu · texte numérisé non relu

IMudare, Vnigin. dillu/r., t. [, p. 224, éd. Disseu

4. l'Iularque, Aristide, 22 : Ypâ?e'- '^r,;>'.crîJ.x xo-.vriv îtva-. tt,v ttoXixîixv xa'i to-j; ap^ov-a; Il 'AOr,vaîwv ixâvTwv a'.piirrOa'.. A propOS du mot atpiîdOat, que (u'Ote détourne de son véritable sons, pour s'en faire un ar^uniont, on peut voir, outre ee que j'ai d\i{Vc)'fnssun(iS(j('sch. Athcns, p. 75), Isocrate, ArcupuijH., §38; IMutarque, licmélriiis, 4G ; l'ausanias, I, 15, i^ i, où ce mot est |)ris dans un sens général et non dans le sens restreint d'élection. — Au surplus, nous verrons plus loin que, même après le décret d'Aristide, eert<iines Fonctions restèrent inaccessibles à tous les (citoyens qui n'appartenaient pas à \;\ classe des l'entakosiomedimnoi.

388 (iOi:vi;iiM:Aii:Ni ii'\iiiim:s

fisse/ (le hiciis-litinls jtniji' rlrr udiiiis dans les trois lucmières, cl jiisicmciil la foi'liiiH' iiiiiiK>l)ilii;r(! avail fait de reMiarfjiiahli'S ]»rof^rès (lr|niis Soldii. L'iiidiisliie et le commerci! s'étaient l'a- ])i(leni('nl dév(dopj»és el [louvaient rivaliser avec la culture du sol. D'autre part, la f;u(!rre, en ramenant à plusieurs reprises les Perses sur lo territoire de l'Atlique, avait été surtout funeste aux propriétaires-fonciers'. Beaucoup d'entre eux étaient à bout de ressources, et réduilspar l'inijiossihililé de réjiarcr les ruines etde remettre sur pied l(!ur exploitation, à vendre leurs terres devenues stériles entre leurs mains; ceux-là aussi se YoyaienI relégués dans la dernière classe. Joindre à ces désastres immérités un amoindrissement de leurs droits civiques, c'eut été les punir des sacrifices faits à la patrie. Tels furent probablement les motifs d'Aristide, et nous devons bien plutôt reconnaître l'esprit de justice qui le guida que blâmer les tendances démocratiques de la loi. Il était cliimérique de craindre que la plupart des magistratures devinssent le partage des pauvres. Les pauvres aimaient mieux vaquer à leurs affaires qui les faisaient vivre que de se cbarger de fonctions gratuites. La loi d'Aristide n'eut en réalité d'autre effet que de supprimer les privilèges attachés à la propriété foncière et de rendre les industriels et les capitalistes admissibles aux emploisMl n'y avait pas là de quoi bouleverser de fond en comble le système politique et déchaîner la démocratie. Les mesures prises, après la mort d'Aristide, par les hommes d'Étal qui lui succédèrent, pour faire entrer en plus grand nombre au sénat, dans les assemblées populaires et dans les tribunaux, les hommes de la dernière classe, ont assurément un caractère beaucoup plus radical. Tant que les fonctions de sénateur ou de juge et la fréquentation des assemblées n'entraînèrent aucun émolument, les pauvres se tinrentvolontiers à l'écart^

Page 1