‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 296 sur 494 · DÉVELOPPEMENT DE LA DÉMOCRATIE · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT DE LA DÉMOCRATIE

Inde. Il faut bien admettre aussi que ces fouctious, jadis les plus imjîorlantes de l'Etat, furent par cela même singulièrement restreintes'. Enfin il faut tenir compte de Tostracisme dont l'introduction chez les Athéniens est aussi le fait de Clisthène-. Peu de temps après ces réformes, survinrent les guerres médiques, dans lesquelles Athènes montra d'une manière éclatante tout ce qu'il y avait en elle d'intelligence pour concevoir et de force d'ùme pour exécuter les nobles desseins. La batailh.' de Marathon qu'elle gagna presque à elle seule, car mille Platéens seulement combattirent à côté de dix mille Athéniens, et celle de Salamine où elle força les autres peuples de vaincre, préservèrent la Grèce de tomber sous le despotisme oriental et justihèrent le témoignage que Pindare décerne aux Athéniens d'être le rempart de l'Hellade ^ Cette g-loire n'était pas seulement la récompense de la sagesse et de la valeur déployée par les chefs; elle appartenait à toute la nation qui s'était montrée dig'ne de réaliser leurs plans; les pauvres y avaient autant de droit que lesricheset les privilégiés. Aussi Aristide, cet homme d'Etat que ses concitoyens nommèrent par excellence le Juste, crut-il juste de renverser la barrière qui fermait au peuple l'accès des charges publiques, non dans la pensée que tous sans exception y fussent également aptes, mais parce (ju'il songeait à ce que les citoyens capables d'emplois, et il y eu avait de tels même dans la dernière classe, devaient souflrir de s'en voir exclus, faute de pouvoir payer le cens '. Uappelons-nous aussi que la quatrième classe ne contenait pas seulement des pauvres ; il y avait des familles aisées qui ne possédaient pas

Page 1