Arislote, Pn/,7., V, 2, .ij
2. Lysias, Cnnttr Kirirrufra, ^}, o[ Contre ^immar/ur, ,^22; Aristoplmne. EiiuUiis, V. 1370; Isocralt\ (h'Pnn', i; 130. C-'osl vraiscmblaUltMiioiil ClT'on qui éleva à 3 ubolos If salaire di's jiii^'es. \\)y. j-îa'ckli, Staiilshuitsli., t. I, p. 323.
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les pays (l'.iillriirs (lù la (liMiioci'alir (luininail . iiim' aiiimosité vinloiilc fiiUt' le ]iaili (l(''Voiiû ù follc foniic (Je ^oiiverncriM'iil ot l(i parli oligaicliiqiH'. D'un cuir, iiiio rninociU'' (riioiiimi-s riclics cl disling'ii<''s so voyail avcr jiciiM- (ir-lnii (l(''i' jiui' la imiililiido, de l'aulrc le nicnii peuple, composa' jMiiir la})lns irraiide partie d'hommes grossiers et incultes, donnait trop souvent sa confiance h des hommes sans valeur et sans dignité. Cependant les Atliéniens se montrèrent, dans la guerre du Péloponî'se, capables de résolutions hardies et d'actes héroïques. De même que dansles Chcvalicn d'Aristophane, le démos tombé en enfance, et tenu en lisière par l'esclave paphlagonien, reprend à la fin sa vigueur première, et j)eut se croire revenu aux temps de Marathon, beaucoup se llatlèrent de l'espérance que, si l'on était une fois affranchi de la licence démocratique, Athènes reverrait ses beaux jours. Dans la seconde moitié de la guerre, lorsque les désastres de Sicile et la défection d'un grand nond)re d'alliés mirent l'Etat à deux doigts de sa perte, qu'il fallait un effort désespéré pour sauver ce qui pouvait encore être sauvé, le peuple ne fut pas seulement admirabli^ par son élan guerrier; son attitude politique mérite aussi qu'on lui rende hommage, car il prêta l'oreille à ceux qui déclaraient nécessaire une revision de la Constitution dans le sens oligarchique ou aristocratique. On peut dire, il est vrai, que personne n'entrevoyait de salut en dehors de l'assistance des Perses, que les réformes demandées étaient le seul moyen d'obtenir cette assistance, et que d'ailleurs elles ne devaient avoir qu'un temps ; on peut même ajouter que les changements furent singulièrement facilités par les mesures que la faction oligarchique avait prises d'avance, à l'effet d'intimider le peuple. Il n'en faut pas moins reconnaître qu'une partie au moins du succès fut due à son bon sens et que la révolution n'eût pu s'accomplir sans déchirement, s'il ne s'y fut pas rallié ^ Cela ne veut pas dire que l'adhésion fut unanime. La partie de la population la plus énergique et la plus grossière, l'armée, qui se trouvait alors à Samos, tint bon pour la démocratie, et refusa de se
1. A'jTo; ô or,[ji.o; lT:M]}.r,<jz Tr,: o).iyap-/taç, dit Isocrate, de PciCC, % 108.
DÉCADENCE ET RUIXE 393
laisser prondro aux promesses dos oligarques; il parut bieutùt on effet qu'ils n'avaient ni le pouvoir ni la volonté de les tenir. Ils avaient déclaré au peuple qu'il ne serait en aucun cas dépouillé de toute participation à la puissance publique et que les assemblées du peuple seraient formées de cinq mille hommes pris parmi les citoyens en mesure de s'équiper à leurs frais. Au lieu de cela, un conseil de quatre cents nobles décida seul et souverainement de toutes les affaires. Ils avaient fait luire l'espoir d'une paix prochaine et honorable ; ne pouvant l'obtenir, ils se montrèrent tout prêts à recevoir des conditions honteuses et à reconnaître la domination de l'ennemi, pourvu qu'ils restassent les maîtres de leurs concitoyens. Plusieurs de ceux cependant qui avaient souhaité le revirement politique et étaient même devenus membres du gouvernement, ne les suivirent pas dans cette voie, et le gros du peuple se souleva, décidé à en finir avec l'oligarchie. Elle fut renversée plus vite qu'elle n'avait été établie ; son règne n'avait duré que quatre mois. Toutefois l'ancienne démocratie no fut pas immédiatement restaurée ; on essaya de réaliser le gouvernement qui, sous les oligarques, était resté à l'état de promesse. Le programme contenait deux points principaux : l'autorité, qui sous le régime démocratique avait appartenu aux assises générales du peuple, fut de nouveau remise aux Cinq-Mille, dont faisaient partie tous ceux qui pouvaient supporter les frais de leur armement, et il fut décrété avec imprécations que, sous aucune forme, on ne recevrait de solde pour prendre part aux travaux de l'assemblée, du sénat ou des tribunaux. D'autres mesures analogues furent adoptées sur lesquelles Thucydide, qui seul nous a transmis le récit de cos]événements, n'est entré dans aucun (l('aail. Il se contente de dire qu'Athènes, à la suite de ces réformes, joiiil du lueineur gouvernement qu'elh' eût eu depuis de longues années'.
On ne sait au juste ce que dura cette Constitution. Éta!)lie aussitôt après la chute dosQuativ-Cenls, durant l'été deramiée 411 , elle ne peut s'être maiuleiiiie. du moins dans ses disposi-