Athénée, VI, 83, p. 263 ; FoUux, III
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plètement dépourvue d'esclaves; les riches en possédaient quelquefois plusieurs centaines, qui ne pouvaient évidemment habiter jtous sous le même toit. Les uns exerçaient quelque industrie, soit isolément, soit réunis dans des fabriques; d'autres cultivaient la terre, d'autres enfin servaient sur des navires marchands, comme rameurs ou comme matelots, ou bien travaillaient dans les mines. La classe des mineurs était nombreuse : Nicias en possédait mille à lui seul', et Xénophon estime qu'il y en avait plusieurs dixaines de mille dans les puits-. Les esclaves qui exerçaient isolément quelque métier payaient une redevance à leur maître et s'entretenaient avecle reste de leur salaire^. Ceux qui travaillaient dans les fabriques étaient placés sous la surveillance d'un contre-maitre {krJ-pcT.o:) esclave lui-même ou affranchi, qui rendait compte au propriétaire des bénéfices obtenus*. Souvent aussi les maîtres louaient leurs esclaves pour différents travaux à quiconque en avait besoin; à la chisse servile appartenaient encore la plus grande partie des ouvriers qui attendaient sur les places publiques et dans les faubourgs, notamment à Colone, qu'on les embauchât, comme c'est encore l'usage aujourd'hui^. Ce n'était pas seulement le petit commerce, les débits de boissons et les gargotes qui étaient aux mains des esclaves. Les changeurs et les g"ros commerçants les mettaient aussi à la tète de leurs affaires^; enfin à l'intérieur, les esclaves étaient chargés de toutes les fonctions confiées de nos jours à la domesticité, depuis les plus basses et les plus nécessaires jusqu'à celles qu'engendre l'habitude du luxe et de la mollesse.
A des attributions si diverses devait correspondre une grande variété de situations. Les esclaves des riches vivaient naturellement mieux, tout en se donnant moins de peine, que ceux