Allu'uée, XIV, m, p. 6i'J; l'oUux, VII
6. Déuioslhùne, ]J'j««r Vhormion, § 48; cl". Schœmaiin, Attische Proccss, p. 559.
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(les j);ni\l('S. Ceux (loiil les niipldis r.\i;jc;iiciil de l'Iillhi Ici ('• on (|iii occiip.liciil (1rs |i(i.s(cs (le cuiiliancc (''luiciil auln'iiM'iil liail(';s (jiic les luhoiirciiis, les ouvrii'is dos miiKîS cl li.-s doiDcsli(|ii('s a[)[)li(]iics aux travaux iiilinics. Eu ^éuûiul ccpciidaiil les Allicuions avaiout la rupiiLaliou de se disliuj^ucr des autres Grecs, dans leur commerce avec leurs esclaves, comme sous d'autres rapports, parleur humanité. Il est certain qu'ils leur laissaient plus de liberté, ce qui fait dire à Déuiostiiène que les esclaves avaient })lus 1<' droit de dire à Athènes ce que hon leur semhhiit (}ue les citoyens dans beaucoup d'autres Etats'. L'esclave nouvellement acheté était conduit à l'autel intérieur, et le maître ou sa femme répandait sur lui des fruits, ligues, dattes ou noix, des gâteaux et de petites pièces de monnaie pour hien inaugurer les relations à venir-. La loi protégeait les esclaves contre les caprices ou la dureté des maîtres ; aucun d'eux ne pouvait être mis à mort sans jugement ^ Ceux qui étaient maltraités avaient la ressource de se réfugier dans quelque sanctuaire, en particulier dans le temple de Thésée, et là de stipuler que leur maître serait forcé de les vendre*. Si les violences étaient exercées contre un esclave appartenant à un autre, le propriétaire avait l'action appelée Ypai-J; 'JîptM:, et le coupable n'en était pas quitte sans une amende considérable^. Les esclaves étaient souvent mis on réquisition pour la milice et affectés surtout au service de la flotte ; on choisissait de préférence ceux qui avaient un domicile à eux, c'est-à-dire qui n'habitaient pas avec leurs maîtres®. La plupart faisaient Tof-
1. PMlip}}. III, §3, Cf. Xénophon deRep. Athen.,i, § 10, où les ménagements dont les Athéniens usaient envers leurs esclaves sont expliqués par des raisons politiques plus que par des raisons d'humanité.
2. Ka-cax'JCTfAaTa ; voy. le Schol. d'Aristophane, P/?<^u5, v. 768.
3. Lycurgue, contre Léocratc, § 65; cf. Herald, Aniinadvcrsiones in Sa(masiiun, p. 287.