LES MÉTÈQUES
bable qu'ils étaient tonus de reconnaître cette protection, mais nous ne sa\ons de quelle manière ils s'acquittaient. Celui qui ne s'était pas assuré l'appui d'un patron pouvait être poursuivi criminellement (ypaç-r; àzpi'-raj'cj), et en cas de condamnation, vendu comme esclave'. Le même danger menaçait le Métèque qui n'acquittait pas l'impôt appelé [j.z'oiv.'.o^f , lequel était de douze drachmes par an pour les hommes et de six pour les femmes jouissant d'un domicile propre, c'est-à-dire qui n'habitaient pas en commun avec un mari ou des enfants. A cette somme s'ajoutaient trois oboles pour le greffier". Les Métèques qui avaient une boutique sur le marché étaient en outre soumis à un droit de patente dont étaient affranchis les citoyens ^ Ils devaient égah-ment leur part des conlrihulions extraordinaires [v.^aopxf.) qui en temps de guerre n'étaient pas rares, et n'étaient pas davantage exempts de certaines liturgies que nous ne sommes pas en mesure de préciser. Dans les fêtes publiques où se déployaient des processions, ils devaient fournir un nombre d'hommes lixé d'avtince qui suivaient le cortège en portant, les uns des parasols, les autres des vases et des paniers \ Enfm ils servaient sur la flotte aussi bien que dans l'armée de terre, v.i avaient rang parmi les hoplites; seule, la cavalerie leur était fermée''.
Les Métèques qui avaient rendu des services h l'Etat obtenaient en récompense remise d(^ l'impôt spécial qui pesait sur eux et étaient dispensés du patronage; ils pouvaient même devenir [)r(>priétaii'es. Ils n'avaient })lus alors à supporter que les charges aux(|U('lles étaient soumis tous les cilovens, d'où leur venait le nom de ['zo-t'htX:, mais ils n'entraient pas pour cela en possession des droits actifs (pic conférait la seule