‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 311 sur 494 · Xonoplion, de Uedit., 4, s^ 17 el suiv · texte numérisé non relu

Xonoplion, de Uedit., 4, s^ 17 el suiv

5. ArisloLe, VulU., t. II, 4, § Li; cf. Bœcidi, ihid., p. O.ô.

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§ 2. — Les Métèques.

Los Méli'fjucs étaionl flos homnirs libres qui i-rsidaiciit en AUique sans y avoir droit do cité. Leur nombre, dans les plus beaux temps delà répul)li(]ue, pouvait s'élevor à quarante-cinq mille, ils étaient donc à peu près vis-à-vis des citoyens, dans le rap[)ort de un à doux. Les nombreux avantai;es dont Athènes pouvait se prévaloir sur toutes les villes de la Grèce, en rendaient jxtur lieaucouj) de monde le séjour plus souhaitable ([ue ctdui nu''nu' de la jiatrie ' ; mais surtout l'heui-euse situalion de la ville, les ressources et les débouchés qu'cdle ollVciit à l'industrie et au commerce invitaient les barbares aussi bien que les Grecs à y fonder des établissements déiinitifs, ou du moins à y prolonger lem" résidence: Xénophon cite en particulier h.'s Lydiens, les Phrygiens, les Syriens et les Phéniciens-. L'Etat comprenait trop bien l'utilité qu'il pouvait tirer de celte population laborieuse pour refuser de l'accueillir. Aussi Athènes avait-elle la réputation d'être plus bienveillante envers les étrangers que la plupart des autres cités, et de leur rendre la vie plus facile, sans toutefois déguiser tout à fait la médiocre estime que les Grecs en général professaient pour les barbares.

Les Métèques ne pouvaient ni devenir propriétaires dans l'Atticpie, ni contracter des unions légales avec la bourgeoisie. Ils étaient obligés de se choisir parmi les citoyens un patron qui paraît avoir rempli le rôle d'intermédiaire entre eux et l'Etat, et sans le concours duquel ils ne pouvaient introduire aucune instance devant les tribunaux. Toutefois, l'affaire une fois engagée, ils reprenaient leur liberté d'action^ Il estpro-

1. Voy. les vers de Lysippe, conservés par Dicéarque, dans les Fraym. hisl. Gr., de MuUer, t. II, p. 255.

2. Xénophon, de Redit., c. 2, § 3"; c. 3, § 1 et 2; c. 5, § 3 el 1.

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