‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 330 sur 494 · Démoslh., c. EubuVide · texte numérisé non relu

Démoslh., c. EubuVide

\. Etaient dans ce cas les dèmes urbains de Kérameis, Mélité, Dioméa, Kollytos, Ivydatbénaion, Skambonidœ ; voy. Sauppe, di' D^mis urbiuùs, et Meier, dansfA^. /(7/. Zcifimy. de Halle, "1846, p. 1082.

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rriinioM do dix dômes. On ne voit pas clairement d'îiprès (jmd principe les démos étaient répartis onlro les tribus ; ce qui est certain, c'est qu'ils pouvaient être limitrophes sans faire paitie d'une açerégation commune, et qu'une même tribucomprenait fies démos éloignés l'un d<' l'autre et séparés par dos cantons affiliés à d'autres tribus*. Clislhène sans doute avait voulu éviior pai- là que, dans les délibérations dos tribus, les intérêts locaux prévalussonl sur les intérêts généraux du pays. Los lîihus portaient dos noms d'anciens héros : elles s'appolaioul Krochtheïs, iEgoïs, Pandionis, Léonlis, Akamautis, (Enoïs, Kekropis, Hippothontis, .Eantis, Antiochis. Nous observons ici l'ordre traditionncd dans lequel elles étaieiit rangées, mais cette succession ne [tréjugoait rien pour les prérogatives et les cliargos aHerontos à chacune d'elles, qui paraissent avoir (Ué fixées tous les ans par la voie du sort'. Los statues des li(''ros é|)onyjnos dont les noms j)récèdent décoraient la place j)ul)lique d'Athènes; à leurs pieds étaieul ;iflicliés tous les avis par lesquels le public était informé de ce qu'il avait intérêt à connaître. (Iliaque tribu vouait à son éponyme un culte qui avait ses prêtres, ses sanctuaires et ses bois sacrés (TE;x£vr^)''. Nous ni' Irouvous désignés comme fonctiomiaires spécialement attachés aux tribus que les présidents {l-'.[}.{Kr-.x'.) et les trésoriers (Tay/a-.), dans la caisse descpuds on versait les revenus des biens-fonds appartenant à la tribu et les contributions do ses membres*. Les assemblées de la tribu étaient, comme celles du dême, désignées par le mot y.';zpJ.\ mais elles étaient toujours tenues dans Athènes, le peu do cohésion de la Irihu no peniiellanl pas de li'ouvei" ailleurs un point qui put ('W être considéré comme le contre''. On ne se ([(''sinliMossail pas dans ces réunions des allaii'es i:éne-

1. Voy. Scliu'Uiaiin, Anlii/. -hir. jnil'l. i\i\, p. JOl, n. 2, cl (Iroti', Uisi. 'Ir 1(1 (h'ccc, L. IV, p. 105.

2. Voy. I^(Ti'l<li, Cnrp. l„sr,: tir., I. I. (). ir):î, 2:î'i ot 2'.)'.). :5. M)id., p. IT."); cf. K.i'lilor, dans Vllrmirs, L. V, p. 'XB.

V. Voy. Ciii'i). lus,;: lir., l. l. p. 1 i2. ii. lO'i : lt:iiii:;il)(''. Aiif. Ihl!., p. 174, n. •'iTC).

5. Voy. Siiuppi', '/-• /</////\. iirh.. p. 20: iMi'iiT, d.iiis IW/A/. ////. /./'/. IS'(G, p." 108S.

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raies'; on y (lélc;^tiail ji.ir r.\ciiij)l<' des inspecloiirs charités de veiller il la roiiscrvalioii des iinimimeiits jmhlics, tels (|iie les iniirailles de la ville, les luililicil ions, les |(»iiil)r;iii\ , niiisi (iiià r(;nlreLi(!ii des roiilcis ol des li.il iiiieiils de i;iieii'e. Les assemblées des Irilms désii^naieiit aussi les liliir;^cs, c'osl-àdire les citoyens (|iii, dans les fêles publiques, avaient lacliarge d'organiser les exercices gymniques, les représentations lliéàli'ales ou les banquets, et d'y pourvoir en i;rande pailie. On ne sait si les membres du Sénat, dont cli.aque tribu fouinissait cinquante, étaieni élus dans ces assemblées, mais la question doit être résolue négativement pour les collèges de magistrats, dont plusieurs étaient composés de dix membres, représentant chacun une tribu.

On a vu qu'antérieurement à Clisthène les quatre tribus se subdivisaient en quarante-huit naucraries, douze dans chacune", (ilisthène conserva cette organisation, en ce qu'elle avait d'essentiel, et se borna à porter le nomlirc des naucraries à cinquante, pour le mettre en rapport avec celui des nouvelles tribus ^ Nulle part il n'est dit, mais on n'en peut g-uère douter, que deux dêmes formassent une naucrarie. L'importance des naucraries soufTrit de ces remaniements : On sait en particulier que des affaires qui étaient autrefois de la compétence des naucrares passèrent aux démarques'. Les démarques ayant désormais dans leurs attributions tout ce qui concernait les finances et la police, les naucrares n'eurent plus à s'occuper que des prestations publiques, surtout de celles qui avaient pour objet l'entretien de la flotte et peutêtre de la cavalerie, d'oii vient sans doute qu'ils sont assimilés aux triérarqucs^ et que les naucraries sont présentées comme quelque chose d'analogue aux symmories^ Sans être à même

1. Voy. Schœmann, de Comit. Athcn., p. 374; Bœckh, Sfaafshaush. der Afhrn., t. I, p. 598 et 619.

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