Isocrate, AvOopaij., c. 9, §24 et
2. yEscliine, c. Ctc'siphon, p. 399; ci'. Aulii/. Jur. jiulil. (iv., \i. ~M.
3. Cela résulLo des discours de I^ysias conlre Aiulociilc (Jj i) el contre Philoii (^ 35); cl'. Isocrale, de Vcrmutnt., S 150.
4. .ICschino. c. Vtcsiphm, p. iWS 1'; mais voy. aussi Vrrfitssuit<)S{j. Athens, p. 75.
KiO (KUVKIIMOMI M Ii'a IIIKNKS
vont ;i se ifliin-. I']ii prévision de; ri' ('.'is, on ;i\iiil suiti di- dt-sigrier Ufi siijijdéant, |K)iir cliHcmic (l(;s fondions dont le lias.'iid (lisposail^ Si l'éclicc allcignail un ciLoyon clii ii mains lovées, il y avait lieu do faire un nouveau choix. L'épreuve ne devait pas porter sur les connaissances ou les aptitudes particulières queles fonctions pouvaient e.\if?(!r, mais seulement suila vie et sur l'origine du candidal. I^n ellel les postes (jui exii^(;aient des facnllés (bipassant ce (jue l'on était en dioil d'attendre de tout boji bourj^eois étaient dormes à l'élection, et il était admis en princi})e que le peuple n'avait pu choisir des candidats incapables. Il va de soi que, dans la réalité, celte règle n'était pas absolument sans exception, et que chez les Athéniens comme ailleurs les moyens ne manquaient pas pour détourner la faveur du peuple sur des citoyens indignes des fonctions qu'ils briguaient"; en ce cas, la docimasie pouvait quelquefois servir k corriger les choix défectueux. On xw sauiait douter non plus que les corruptions électorales donnassent lieu à l'action appelée ypa^Y] oe/.aîiJLoD ^ Il n'était pas sans exemple que le peuple portât ses sufTrages sur des citoyens investis de sa confiance, sans qu'ils se fussent mis sur les rangs \ 11 leur était loisible de décliner cet honneur, mais c'était à la condition de justifier leur refus par des motifs affirmés sous la foi du serment». Pour les fonctions dontle sort décidait, le peuple se trompaitmoinsqu'on ne pourrait le croire en attribuant au premier venu la capacité nécessaire. La publicité donnée à tous les actes du gouvernement et la part que chacun y prenait développaient naturellement chez les Athéniens, une habileté et une connaissance des atlaires que l'on n'aurait pu trouver au même degré dans les Etats monarchiques ou oligarchiques; et d'autre part, le con-