Voy. Bœckh, Staatshaush. der Athen.,t. I, p
faire les siennes propres, sans violer les lois et sans s'exposer à aucun risque'.
On a vu plus haut qu'un grand nombre de fonctions étaient conférées par la voie du sort et que cet arbitrage de la fortune peut, avec vraisemblance, être attribué à l'initiative de Clisthène. Depuis, les hommes en place furent divisés en deux catégories, ceux qui étaient nommés au choix et ceux qui étaient désignés par le hasard. A leur tour, les premiers se divisaient en deux classes, les fonctionnaires choisis par l'Assemblée générale du peuple, et ceux qui Tétaiehtdans les réunions partielles d(;s tribus ; à cette catégorie appartenaient les curateurs chargés de diriger la construction des monuments publics. Le tirage au sort des fonctionnaires désignés par cette voie était confié presque universellement aux soins des Thesmothètes et avait lieu dans le temple de Thésée". A cet effet on disposait deux vases dont l'un contenait des fèves blanches et colorées, l'autre des jetons portant les noms des concurrents ; je dis concurrents, car il est certain que ceux-là seuls prenaient part aux chances du tirage, dont les noms avaient été arrêtés à l'avance ^ On extrayait simultanément des vases un jeton et une fève. Le citoyen dont K' nom sortait en même temps qu'une fève blanche était proclamé à l'exclusion des autres. On a vu déjà que les élections se faisaient dans l'Assemblée générale du peuple par nihins levées, non à l'aide de jetons. Il en était de même dans les réunions pal•li('ll(^s des tribus, lorsqu'elles agissaient par délégation du peuple. Les élus recevaient iudilféremmenl la(]iialilication de yv.^o-zrr^zol ou de ^i^v.zi. Cependant, d'après .Eschine, la dernière épithète désignait plus spécialement les citoyens choisis par les tribus *.
Les fonctionnaires, qu'ils dussent leur nomination au choix ou an sort, étaient tenus, avant d'entrer eu cliarge, (b' s(> soumettre à une épreuve (Goy.'.[;.aj{a), (b)nl If rt'sultal les lon:ail sou-