‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 362 sur 494 · Plutarque, Phocion, c · texte numérisé non relu

Plutarque, Phocion, c

5. C'est ce que l'on appelait è^w[i,o(Tta; voy. de Coinit., p. 329.

trôlo rig-oureux auquel étaient soumis tous les fonclionuainiS;, l'appréhension de l'épicheirotonie , tant qu'ils étaient en exercice, les comptes à rendre après qu'ils étaient sortis de charg^e n'encourag-eaient pas les ambitions démesurées. De plus, les places auxquelles était attaché un maniement d'arg^enl considérable ne pouvaient guère être recherchées que par des hommes riches, dont la fortune garantissait la gestion. Enfin tous les citoyens pourvus d'emplois importants étaient libres de s'entourer d'auxiliaires qui mettaient à leur service ce qu'ils avaient de savoir et d'expérience. C'est pour ces motifs que l'enquête se bornait à constater la pureté de l'origine et l'absence de toute flétrissure. Les neuf Archoiit(;s, par exemple, bien qu'ils eussent surtout à s'occuper de questions juridiques, n'étaientpas examinés sur leuraptitude comme jurisconsultes. D'après un passage de Pollux^ qui paraît extrait d'Aristote'. on leur demandait s'ils étaient bien d'origine athénienne par leur père et par leur mère, et s'ils étaient en mesure de fournir trois quartiers de bourgeoisie, à quel dême ils appartenaient, s'ils honoraient Apollon Patroos et Zeus Erkeios, s'ils remplissaient leurs devoirs envers leurs ascendants, s'ils avaient satisfait au service militaire, enfin s'ils possédaient la fortune fixée par les règlements, à quoi l'on peut encore ajouter : s'ils avaient acquitté les charges publiques dont ils étaient tenus en raison de lourfortunes. Les autres fonctionnaires subissaient un interrogatoire semblable et quelques-uns devaient ré pondrien outre sur d'autres points particuliers. Ainsi l'on demandait aux Stratèges s'ils avaient un ménage régulier, et s'ils possédaient des biens-fonds en Attiqu(î^ En revanche les exigences relatives aux trois quartiers de bourgeoisie tombèrent en désuétude pour beaucoup de fonctionnaires; on y renonça iiièiue pour les neuf Archontes, et il le fallut bien loisque des lils de citoyens naturalisés purent prétendre à celle magistrature'.

1. VIII, S5; l^ollux no p;irle que des tliesinolliôLes, mais ce nom servait aussi il désigner les neul' archontes.

2. KÎTàxéXYi teXeî (Dinarque, c. ArislLKjilon,^ 17); cf. ^œckh, Staatshaub/i . , l. I, p. GGO.

Page 1