Voy. Bœckh, Staatshaush., t. I, p. 299 et suiv
3. Corpus Inscr. Gr., n° 458; cf. Staatshm(sh., t. II. p. 95.
LES FINANCES o07
Pour ne rion ometlro, nous devons signaler encore les gralilications honorifiques que l'État accorda d'abord dans des circonstances exceptionnelles, mais qui peu à peu passèrent dans le chapitre des dépenses ordinaires. Ainsi, au temps de Démosthène c'était déjà un usage traditionnel que, lorsque le conseil des Cinq-Cents sortait de charge, on lui votât une couronne d'or comme témoig-nage de satisfaction ^ Souvent, aussi, vers la même époque, des couronnes d'or récompensèrent les services de citoyens qui, dans des temps meilleurs, se seraient contentés de couronnes d'olivier, telles que celle dont Périclès fut honoré, dit-on, le premier^ La valeur des couronnes d'or variait en général de cinq cents à mille drachmes ; il y en avait aussi de moins précieuses'. Les décrets qui conféraient une pareille récompense étaient annoncés par le héraut au peuple assemblé dans le théâtre ou dans le Pnyx'; souvent même le texte en était gravé sur la pierre et exposé dans les lieux publics. Les statues érigées aux citoyens qui avaient bien mérité de la patrie étaient, aux beaux temps de la république, un honneur beaucoup plus rare. Jusqu'à Conon qui s'en montra digne en battant les Spartiates à Cnide et en préparant à Athènes par le relèvement de ses murs une nouvelle ère de grandeur, Harmodius et Aristogiton étaient les seuls à qui eussent été dressées des statues'*; mais plus tard cette distinction fut prodiguée comme les autres. Une récompense plus modeste consistait à être nourri au prytaiiée. Un certain nombie de citoyens, pour prix de leurs services, obtinrent celle faveur leur vie durant, ainsi (ju'on le voit par les dernières paroles de Socrate à S(»s juges**. Il existait aussi des récom-