‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 407 sur 494 · Strabon, 1. IX, c. I, p. 3-J · texte numérisé non relu

Strabon, 1. IX, c. I, p. 3-J

LES FINANCES oll

aiilrefois partagé entre les citoyens, jusqu'à ce que Thémistocle obtînt qu'il fût consacré à l'entretien de la flotte. On no peut en fixer le montant ni au moment où cette mesure fut adoptée ni plus tard'. Parmi les autres propriétés alfermées par l'État, on cite en particulier des propriétés bâties^ lia été question déjà de la location du théâtre ; on trouve aussi trace de fonds de terre dont le loyer est fixé au dixième des fruits*. Nous savons également qu'après la prise de Chalcis en Eubée, qui précéda de pou la guerre médique, l'Etat donna à bail des portions du nouveau territoire'. Enfin il y avait dans l'Attique des champs d'oliviers consacrés à Athèna (;xcp(a'.), dont le loyer était versé non dans le trésor public, mais dans celui de la Déesse ^ C'était également aux caisses des différents dieux que profitait le revenu des enceintes qui entouraient les temples (t£;j-svy;). Le soin d'amodier les propriétés de l'Eltat était, comme on l'a vu plus haut, confié aux Polètes, sous la surveillance et la direction du Sénat.

Une seconde source de revenus publics était l'impôt personnel et l'impôt des patentes, qui n'étaient acquittés d'ailleurs que parles étrangers domiciliés. Les citoyens n'étaient soumis à aucune autre contribution directe que celle qu'ils avaient à payer par tète d'esclave et qui paraît avoir été annuellement de trois oboles \ Les Etats libres ont pour les impôts directs une répugnance qui s'explique, et ne s'y prêtent qu'en cas de nécessité. On a vu déjà que la capitation imposée aux étrangers résidents, était de douze drachmes pour le père de famille, de six drachmes pour les femmes qui avaient un domicile à

1. Il n'est [jas douteux ([u'ilérodolc, dans le passage où il est ([ucstioii do la mesure de Thémisloele (l. VII, c. 1 i'i), ne veuille parler d'une (lislribuliou aruuielle, bien que la somme à partager, qui devait fournir dix drachmes pour chaque citoyen, et s'élever à quarante talents, soit trop considérable pour n'être que le revenu régulier d'une année. Peut-être, par suite de circoaslances extraordinaires, des fonds r(>présenlant |le prix de nouveaux puits furent-ils joints au produit annuel. Voy. Curlius, /f/.s7. (jr., t. II, p. 2."»7 ol.")33.

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