‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 44 sur 494 · Od., XI · texte numérisé non relu

Od., XI

6. IL, XVI, 178 et 190; xxiii. 472 ; Od.. vi, 159 ; viii, 318, et xi, 282.

LA GRÈCE HOMÉRIOUE o9

(le noc(>, mais lui fait offrir une dot magnifique ^ Le père qui a reçu le prix de sa fille fait de son côté des présents, désignés aussi sous le nom d'Bva". Le mot r.poKz n'est pas employé par Homère dans ce sens particulier qu'il n'a eu que plus tard, et çÉpvr; lui est complètement inconnu. Les dons que promet Agamemnon, si Achille consent à devenir son gendre, sont appelés [j.sÎA'.a ^. On a prétendu à tort que cette expression avait habituellement le sens de dot*; elle n'est employée ici que parce qu'Agamemnon se propose d'adoucir la colère d'Achille, ce qui explique aussi la magnificence des présents. Toutefois aucun homme considérable ne mariait sa fille sans faire à l'époux des cadeaux proportionnés à sa fortune ; aussi les ïhx offerts par le fiancé étaient-ils moins un présent destiné à payer sa femme, bien qu'à l'origine ils aient eu co caractère^, qu'une indemnité de la dot qu'il comptait recevoir, ce qui n'empêchait pas que pour les filles très recherchées, lorsque les prétendants enchérissaient les uns sur les autres, il pouvait arriver souvent que le père donnât beaucoup moins qu'il n'avait reçu. Si, après la mort du mari, les héritiers ne permettaient pas à la femme de rester à la maison, ils devaient lui rendre son apport^; en revanche, dans le cas où le mari la renvoyait pour adultère, il était en droit de reprendre ce qu'il avait donné \

La femme légitimement mariée s'appelle -AZ'jp'.y.r, oi'Kzyz;. De nombreux exemples prouvent que des unions régulières et

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