‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 454 sur 494 · Dinarque, c. Ih'mnsllunc, ^ 50 et · texte numérisé non relu

Dinarque, c. Ih'mnsllunc, ^ 50 et

6. Plutarque, Ani'silas, c. 15. Je donne à l'Jémostrate la qualité d'orateur, parce tpie je le liiMis pour le même que celui dont l'Inlarque, qui vivait à

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cello (lislinclion no manque; pas de juslcsso. L'homme, flioz los Athéniens, no disparaissait pas dans le citoyen aussi eomplèteniont que chez les Spartiates, et prenait plus de soin do son humanité. 11 pouvait s'engager dans de fausses voies, mais, odinnio IMalon h' fait dire au Spartiate Mogillos', ceux d'entre los Athéniens qui étaient hons l'étaient excellemment, parce qu'ils l'étaient sans contrainte, en vertu des dons qu'ils avaient ro(;us du ciel, non par l'oHot d'une discipline exercée dès lenfance au nom de l'Etal. On ne connaissait pas à Athènes ces entraves, surtout depuis que l'Aréopage n'eut plus la charge de surveiller l'éducation. La force des habitudes morales et l'autorité de l'opinion servaient de frein à la jeunesse et de règle à l'âge mur. Poriclès" complimente Athènes de ce qu'elle n'impose de gêne à personne et laisse chacun vivre à sa guise, de ce que les moyens de coercition sont remplacés par le respect de la loi, la déférence envers les magistrats et ce sentiment moral qui menace du mépris général, redouté à l'égal des peines les plus sévères, toute infraction au droit, à ce droit qui, pour n'être écrit nulle part , ne lié pas moins étroitement les consciences. Jusqu'à quel point cet éloge pouvait-il s'adresser sincèrement aux contemporains de Périclès? L'orateur se proposait de montrer à ceux qui l'écoutaient ce qu'ils devaient être et ce qu'avaient été leurs pères, plutôt que de les représenter tels qu'ils étaient eux-mêmes, et c'est dans ce sens que durent être prises ses paroles. Cependant, bien que la réalité se soit souvent écartée de cet idéal, on retrouvait facilement encore chez les contemporains de Périclès les principaux linéaments du portrait qu'il nous en a transmis, et il serait fort injuste de les considérer comme un peuple mal policé. Nous allons essayer de faire voir, en ayant soin de ne pas nous renfermer dans le cercle trop étroit de la vie domestique, ce que pouvait être cette éducation traditionnelle qui relevait surtout de l'opinion publique, sans échapper complètement au contrôle de l'Etat, et

la même époque parle dans deux autres passages {Alcibiade, c. 18, et Nicius, c. 12).

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