‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 459 sur 494 · Dans la Politique, 1. VIII, c · texte numérisé non relu

Dans la Politique, 1. VIII, c

4. Plutarque, de Musicu. c. 30; cf. Platon, les Lois, p. 669 et 670.

EDUCATION ET HAUITL'DES SOCIALES a l o

pas moins do place dans l'éducalion. On ne se préoccupait pas seulement d'exercer le corps de l'enfant et de le préparer aux fatigues qu'il aurait plus lard à subir dans la paix et dans la guerre ; on pensait que le corps avait des droits à faire valoir aussi bien que l'âme, que c'était un devoir de développer en lui la beauté dont il est capable, d'autant que l'àme ne peut se sentir à l'aise dans un corps mal venu, et que la véritable v.xKcy.x^'x^ix ne peut être réalisée que par l'accord harmonieux des deux parts dont se compose la nature humaine. Les écoles destinées aux exercices physiques portaient le nom de palestres. Il y en avait dans Athènes un nombre considérable dont plusieurs, sinon toutes, avaient été construites aux frais du trésor'. Il n'existait au contraire que trois gymnases, qui n'étaient pas même spécialement destinés aux exercices gymnastiqucs. Quelques-unes de ces palestres portaient des noms d'hommes, tels que Taureas, Sibyrtios, Hippocrate. On ne sait si CCS noms désignaient les personnages qui avaient bâti ou faitbâtir les édifices, ou bien les maîtres (-a'.c:Tp'!6a'.). Il n'y avait pas plus de professeurs salariés publiquement pour la gymnastique que pour la musique et la grammaire. Les r.x'.oz-:p>.ox: étaient des maîtres privés, qui offraient leurs services aux familles et qui, lorsqu'ils avaient réuni un nombre suffisant d'élèves, réglaient méthodiquement les exercices auxquels les jeunes garçons s'étaient livrés jusque-là sans plan arivli-, sous la direction de camarades plus âgés, et sous la surveillance des pères ou des pédagogues. .On ne saurait douter que cet art ait été porté comme tous les autres à la perfection, lorsqu'on se rappelle ces paroles de Pindare : « C'est d'Athènes qu'il faut faire venir des maîtres pour les athlètes^. » L'athlétique proprement (file n'élait |)as cependant comprise dans le cercle des exercices jugés nécessaires à l'éducation phvsicjiie di' la jeunesse; elle n'avail guère d'aulrebutqnede créenh's ressour-

1. Voy le (h' Jii'inilil. Allien., atlrihiir à Xriici|ilii)ii, c 2, !:< 10.

2. Néinrcnne V, v. 49 (S'.)). Ij'inveiiliuii de la l'aleslri(|ue élail allrilnii''e à Thésée ou à son maître Pliorbas: voy. Pausanias, 1. I, c :^0. jj 3 elleSchul. (le Pindare sur le passage cité plus haut. 11 parait, cepcndaiil (ju'il y avait aussi à Athènes des Trai8oTpî6at étrangers, car Diogéne Laerle mentionne (1. III,c, 4.) un Ariston d'Argos, dont l^laton avait visité la palestre.

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CL'S pour la liillc, sans pidiitcr à la sanlé, à la vigueur ul ii la hoaiilr. Kilo sacriliail la culture de l'inlelliirence en faisant du (•oips le bnt uniqu(i dfsos ciïorts, et agissait niAmc (juclqucfois an rebours, en le leudant par un ait faclirc iin|»ro])i(' à un nsai^<' plus noble (l<; ses forces. Aussi 1rs lioinnies intelligents avaient-ils [)eu d'estime pour ces vaines pai'ades. Solon avait montré ce qu'il eu peusait', en réduisant la valeur des prix réservés jusque-là aux athlètes vainqueurs dans les fêtes solennelles. Les T,x'.oo-pi6x'. ne cherchaient donc pas dans les palestres à former des athlètes ; leur enseignement ne dépassait pas, sauf exception, les soins natuiels et les exercices méth(idi(|ues fondés sur l'expérience, qui peuvent seuls meltre le corps à môme de faire son service. On a opposé la gymnastique à renseignement des r.ocio.zzçiiSx',, comme on oppose le général au particulier, le plus au moins : la première représentant l'ensemble systématique de tout ce qui peut contribuer à l'entretien des forces corporelles, le second se bornant à la partie de l'art qui intéresse surtout la jeunesse et lient plus de l'empirisme que de la théorie''. C'est pourquoi le nom de Yj;;.va:;rr,ç était en généial plus haut prisé que celui de r.x-.o'^-picr,;, de même que le nom d'instituteur sonne mieux que celui de maitre d'école. Les maîtres chargés de diriger les exercices des hommes faits ou des jeunes gens qui se préparaient aux jeux agonistiques se faisaient donc appeler Yj;j,va7-a{, non r.x'.loxp'.oxi, bien que les palestres ne fussent pas fréquentées uniquement par les enfants, ni les gymnases par les hommes faits.

Cependant les gymnases étaient moins destinés à donner les premières leçons de gymnastique qu'à perfectionner ceux qui avaient déjà passé par les palestres. C'étaient de vastes établissements où se trouvaient déjà réunies les facilités nécessaires pour toutes sortes d'exercices, cl auxquelles plus tard on annexa des palestres. Athènes, dans sa période bril-

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