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\;ilal)lcs |i('ii\i'nl ;i\nir lieu i-nlrr personnes de classes (liil'érenles, La caplive d'Achille, Hiiséis, pouvait donc se flatter de rlevenir la femme do son maître'. Lns mariag-es assortis sont nainrcîllement les plus fréfjiients, parce (ju'iin gendre riche [MMil si'iil faire des [)résents di.i.'ties dèlre oderls à une faniill»; opulente; mais de même que parfois un homme riche épous<' une lille pauvre, il peut arriver que des parents riches marient leur lillc à un homme sans fortune, pourvu qu'il se dislinj^ue par de hrilkuites qualités. Ulysse, se donnant pour un navigateur crétois, raconte <à Eumée que, hien que bâtard et réduit à une très faible part de riiérilage paternel, il a pu, grûce à son mérite, ]»rendre une femme dans une riche famille'-.
Nulle part il n'est parlé formellement de degrés de parenté faisant obstacle au mariage. La fable à\)Edipe prouve cepentlant que l'union entre ascendants et descendants était réputée criminelle ^ L'0^///5.see apprend, il est vrai, que dans l'île d'Éolie les frères et les sœurs se marient ensemble*; mais cela peut s'expliquer par cette circonstance qu'ils vivent séparés du reste du monde. On sait toutefois que plus tard les mariages entre frères et sœurs issus de mères différentes n'étaient pas considérés en Grèce comme incestueux. Homère ne nous offre aucun exemple de ces unions; il nous apprend seulement qu'Iphidamas^, fils d'Anténor, avait épousé la sœur de sa mère"*.
La monogamie est la loi. Une seule exception est signalée, non pas chez les Grecs mais chez les Troycns : outre Hécube, Priam a pour femme Laothoé, fille d'Altès, roi des Lélèges, et les termes dans lesquels on en parle prouvent qu'elle est épouse légitime. Il n'est pas interdit au mari de prendre une concubine parmi ses esclaves, mais l'épouse, surtout si elle