‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 47 sur 494 · Ofl, XI · texte numérisé non relu

Ofl, XI

A. Od., X, 5.

5. IL, XI, 221-226. Le fait so passe en Thrace ; mais d'anciens commentateurs citent l'exemple d'yEgialée qui aurait été la femme et la tante de Diomède ; voy. IL, v, 412, et xi\-, 121.

LA GRÈCE HOMÉHIULE 6l

est mère, a le droit d'y trouver à redire. C'est pour ce grief que la femme d'Amyntor excite une haine implacable entre son fils Phénix et son mari*. Laërte s'asbtient d'Euryclée, malg"ré son amour pour elle, pour ne pas chagriner sa femme Anticlée -. Les femmes sans enfants voyaient sans doute ce désordre avec plus d'indulgence.

A l'occasion du mariage, avait lieu un festin dont le père de la fiancée faisait les frais"; et comme il ne peut y avoir de festin sans sacrifice, il va de soi, sans qu'il soit besoin de témoignage exprès, que les dieux étaient nominativement invités à bénir l'union. La description des noces représentées sur le bouclier d'Achille nous apprend que la fiancée était conduite en pompe à la maison de son époux, sans doute dans un chariot, comme c'était encore la mode plus tard, que le cortège était éclairé par des torches, et qu'on faisait entendre un chant d'hyménée [\j[j.hix:o:), tandis que les jeunes gens formaient des danses \ Un autre passage prouve que l'épouse donnait des habits de fête aux invités". On peut juger des prières que l'on adressait aux dieux par l'allocution d'Ulysse à Nausicaa : « Puissent les dieux vous accorder ce que vous désirez dans votre cœur, un époux et une maison où règne hi concorde, car il n'y a pas do plus grand bonheur que celui d'un honmie el d'une femme qui gouvernent leur maison, unis dans les mômes pensées; ils sont le désespoir do leurs ennemis, la joie de leurs amis, et pour eux-mêmes un sujet de gloire^. » Si l'on ajoute à ces souhaits le bien-être et la bénédiction que les enfants apportent au foyer domestique, on a en eliot toute la félicité conjugale qu'il est raisonnablement permis do demander à la divinité. La pensée que les unions sont conclues dans le ciel n'est pas non plus étrangère à la société homérique : l'époux ot l'épouse sont destinés l'un à

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