‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 461 sur 494 · IMiUan|ue, Thcinislocle, c · texte numérisé non relu

IMiUan|ue, Thcinislocle, c

i. Voy. l.oakc, Tupiiuv. d' Xlhrnrs, ji. t iU.

5. Voy. Ciirliiis, il.uis les Nurhrichloi iifbrr ilir (l. A. f'/n'/.w's. 181)0, ii. 28, p. 337, c-lStiuIt, llri'lilh. Inhrb., 1870, p. ()'.'.. (■>. l'ausanias, 1. I, .-. 'J, § i, cl c. IS, 5< ',).

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(.4 des phili)S(>{»lM's, mais (jiii ne cl(''Jui;^iiai"'iil [)as les exercices pliysiqiics'. Trois gymnases avaioiil siilli anléricincmeiil aux jeuuos ciloycus désireux de se prépai'er au service mililaiie dans les deux années (|ui précédaient leur enrôlement, car l(d était le l)ut principal dos gymnases, bien (pi'ils prolitassenl aussi à de plus jeimes et à de plus àg^és, et (pie leur destination tut moins Teliet de dispositions légales que celui des mœurs et de la tradition.

Les lois relatives à l'éducation de la jeunesse ne contenaieni aucun programme sur les matières d'enseignement, non plus que sur les méthodes. Certaines dispositions assuraient seulement le maintien de l'ordre et de la décence, dans les écoles et dans les lieux destinés aux exercices. Les parents avaient coutume de confier leurs enfants à des pédag-ogues, qui les conduisaient à l'école, les ramenaient à la maison et no devaient jamais les perdre de vue. Mais cet office était dévolu à des esclaves et de préférence à ceux qui n'étaient pas capables d'autre chose, ce qui faisait que leur surveillance n'était pas une bien bonne garantie ^ Les lois fixaient le nombre des élèves qui pouvaient être admis dans chaque école, de manière à ce que la discipline s'exerçât facilement, ainsi que le temps qu'ils devaient y passer, et qui était mesuré par le lever et le coucher du soleil. Le maitre devait avoir un âge mùr, c'est-àdire plus de quarante ans. Il était interdil aux adultes autres que ses hls, ses frères ou ses gendres de visiter les écoles, ou de se mêler aux jeunes garçons dans les fêtes consacrées à Hermès et aux Muses, qui étaient aussi les fêtes de la jeunesse ; mais ces dispositions, qui ne sont pas toutes authentiquomentaltestées^, tombèrent bientôt dans l'oubli '. Il n'existait pas chez les Athéniens, comme à Sparte et dans plusieurs autres cités, de

1. Voy. Bœckli, de Ephcbia, progr. de l'année 1819, réiiuprimé dans les Arch. filnPhilol. de Seebode, 1828, S^part., p. 78 et siiiv.

2. Platon, Alclb. I, p. 122 B, et les Lots, 1. Ht, p. 700; SLobée, Floril., Ut. 43, c. 95, et Excerpt. Flor., éd. Gaisford, t. IV, p. 49.

3. Elles sont tirées des textes de lois insérés dans le discours dM^schine, 0. Timarquc, et dont l'authenticité est contestée.

^ 4. Voy. par ex. Platon, Lysis, p. 206, et Chamiid's, init. ; Tliéophrastc, Vnritcfrrcs, c. 7; Xénophon, Sijmpos., c. 24. ,§ 27,

collëg-e analogue aux Pédonomes, (-hargés spécialement d»? veiller sur l'éducalion des enfants. L'Aréopage avait pu d'abord remplir le même rôle, mais ces attributions ne lui furent pas rendues^ ainsi que le prouvent les regrets d'Isocrate, lorsque ce tribunal recouvra une partie de son autorité. Les niag-istrals dont les noms indiquent qu'ils prenaient part à la direction de la jeunesse dans les écoles et les g-ymnases, comme les Sophronistes, les Kosmètes, les Ilypokosmètes et d'autres encore, appartiennent tous à des temps postérieurs. On n'en rencontre aucun eu efTet antérieurement à la 115" Olymp., av. J -C. 317 '. L'établissement de ces fonctions s'explique sans peine par les mêmes circonstances qui tirent sentir le besoin d'augmenter le nombre des gymnases: Atbènes, où la démocratie était devenue assez traitable, était visitée pai un grand nombre déjeunes étrangers, dont les familles ne les y auraient pas envovées si elles n'avaient été rassurées sur leur compte. Lu discours de Dinarque-', plus ancien de quelques années (Ulymp. 114. av. J.-C. 324) mentionne les l'^piméli'tes des ('q)bèbes, et le peu qu'il en dit fait sup])oser qu'ils avaient aussi autorité sur la jeunesse; nous ne savcjus rien de [dus sur leur compte. < )n rencontre plus lard un Kpimélëte etun Epistate du Lycée, ainsi ([u'un Epistaie de rAcadémi(r\ Il en existait vraisemblablement aussi [)0ur les autres gymnases; mais il est possil)le (jue leur inspection portât seulement sur les bâtiments et sur le matériel, en tant que propriété de l'Etat. Toutefois, aussi longtemps que que la nation se montra jalouse de maintenir intacte la pureté des mœurs antiques, on dut se passer dilticilemeiit de magisti'als chargés de veiller sur reiifance. (ieia même ne sui'lisait pas; en deliois de leur action, ro|iini(tu piildiiiiie riMlamait une

1. \ijY.('iiriiiis hisir. (jr., ii.'il4; iiiuis les >o|ilii'oiiisLt's moiiLioimi-s ilaiis celte inscription iretuionl pas évidoiiimoiit i-liaryé.s de surveilliM-la jeuiu'ssi'. ils élaieiil désif;'iit'S pour niaiiilcnir le Imn (jrdrc dans li'S asseiiililéos que IVirniaient les liabilaiils de cliaqne di'iiu' aux jnui\s di- têtes, t^ans le discours de DémosLliène d- f'itlsn LcunL., p. ioJ, il n'est pas question d'un lune- Uonnaire, et l'Axiociios altrihué à .Ks';liine te socratique no prouve rion pour les temps antérieurs.

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