Voy. BocUer, (!h(trililrs,i. 11, p. S
A. Tliéopliraslo, Cnnictri'cs, o. 22, avoc les n'inirqui-s di' Casaiil)iiii, roproduiles dans l'édit. de Asl, p. 197.
5. lMaut(\ Auhiliirlii, t\', 10, v. O'i; voy. aussi les Aihliifn':^ et Vlli'cjfrr (]>' Térence; cl'. Cicôroii, '/'' Li'yUiuf!, 1. U, c. l 'i, ij 30.
."iHi f.ftivi;iiNr.\ri;M it"Aifif:M;s
dans les IIicmIits ii'clail iiitcidilc jcir anciine loi; les rn.iiis tmi l'Iaiciit si'iils jii^cs, mais il no vint jamais à ICspril d un lioinnu' si'nsi'î dt' les C'Midiiiif ;m\ n'pi'rscnlal ions coniiijiics ; on poul l'aflirmcr plus sùi'cnicnl encore (|ue lo C(»nlrairo ])Oui' la tragédie'. Comme d'ordinaire les jeimos (illes se mariaient de l)onne heure, souvent à ([iiiiize ans, le soin de j)erfeclionner leur instruction regardait celui qu'elles épousaient". Le personnage d'iscliomaclios dans Xénophon est un exemple des eiïorts tentés par un homme sagfe et dévotié pour faire de sa jeune feninn' une hou ne ménagère. Il raconte àSocrate que la lille (ju'ii a prise avant sa (piin/.ii'me année révolue ne savait autre chose que liler, tisser ou préparer des ajustements (>t ne souj»çoimait guère le reste; mais elle était naïve, modeste et de honne volonté; aussi avait-elle reçu avec empressement ^es conseils et ses leçons. Il est intéressant de voir Ischomachos déhuler par une initiation religieuse. Il prie avec sa femme, offre avec elle des sacrifices aux dieux [)our ojjlenir leur hénédiction, et lui apprend peu à peu, après avoir rassuré sa timidité virginale, les devoirs de son sexe et la manière de les accomplir. U serait trop long de répéter tout ce que dit Ischomachos; mais nous ne pouvons passer sous silence la place qu'il promet à sa femme dans la maison, si elle réalise ses espérances : <( elle y aura plus d'autorité que lui-même, il y sera quelque chose comme son serviteur, et elle n'a pas à craindre de rien perdre avec le temps de son mérite à ses yeux. Devenue vieille, elle sera d'autant plus honorée de toute la maison qu'elle aura été plus longtemps épouse fidèle et mère dévouée. » Ischomachos, tel que Xénophon le met en scène, a le renom d'un honnête homme, et le portrait qu'il trace de sa femme peut être regardé comme le type de la honne ménagère athénienne. Sans doute, chez les Athéniens comme chez nous, la réalité restait souvent loin de l'idéal; rien n'empêche de croire cependant que beaucoup de maisons aient été ordonnées comme celle d'Ischomachos. On peut sans
i. Voy. Antiq. Jur. publ. Gr.,p. 3il, n. 9; Bi^ckpr, ChariJilrs, t. III. )). 128 et suiv. ; Stallbaum, notes sur les Lois de Platon, 1. II, p. 638 D. 2. Xénophon, Ecnnoin., c. 7.
doute regretter encore des lacunes dans une semblable éducation : la femme d'Ischomachos ne s'orne pas l'esprit par des lectures instructives ; elle ne possède aucun art d'agrément; il n'existe pas pour elle de cercles d'hommes ou de femmes où la littérature, les arts et les événements du jour fournissent matière à des conversations spirituelles, toutes choses dont les maris de nos jours ne sauraient songer k priver leurs femmes, sans passer pour des tyrans. Il est certain qui' les femmes n'étaient pas honorées chez les Athéniens à la façon dont elles le sont chez nous. L'amant lui-même ne découvrait pas chez la femme aimée les perfections si fort%prisécs dans les romans; le naturalisme prévalait. Les femmes étaient généralement considérées comme une espèce inférieure à l'homme, non seulement au point de vue phvsique, mais sous le rapport des facultés intellectuelles et morales. Faibles, faciles à séduire, incapahh'S de se conduire sans surveillance et sans direction, elles paraissent peu susceptibles de prendre à cœur les grands intérêts dans lesquels semeut la vie des hommes. Celte appréciation est peut-être sévère; elle nous paraît telle au moins, à nous qui en jugeons par les femmes que nous connaissons ou croyons connaître; mais il faut bien admettre que la nature humaine n'est pas partout ni toujours identique, et peut-être les Grecs étaient-ils aussi aptes que nous à juger de ce qu'étaient leurs femmes et de ce qu'ils pouvaient en attendre.
Si l'on songe à la façon dont les deux sexes vivaient séparés et au peu de considération dont jouissaient les femmes, il paraîtra naturel que les mariages aient été décidés par d'autres considérations (juc celles qui prévalent aujourd'hui, à savoir l'incliiialion récipro(}ue des fiancés troj) souvent suivie de désenchantenient. Les unions régulières ne pouvaient en général être contractées (|u'eiilre personnes ayant droit de bourgeoisie, C est par exception (ju'un citoyen épousait une femme étrangère ou vice versa; cela n'arrivait que dans les cas (u'i avait été stipulé expressément le droit d'éitigainie; sans cela, on vivait en état de concubinage, et les ('nlaiils élaiciil i(''|uités hTitanls. Pour expliquer le mariage d'une lille appaiienanl à uni> famille en possession di» ses droits civiqu<'s, avec un étranger résident.
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il lallail siip|»oscr (jiio le liaiic('' avail iisiiiik'' le lilrc de ril(i\ m . siipcrclierie (jni rcxpnsail à ôlir vt-ndii coinmc esclave II [)oiivail arriver plus soiivcnl ([n'iirir l'ciiiiiic rlrarigèn! sf fîlpasseï' pour athénienne; ell<' eneourail la même peine'.
Lar(!lraile dans laquidle les jemies lilles d'Athènes vivaictil au sein de leurs fcuiiillrs iir Inuniissait puère d'oceasion aux intrigues amoureuses. Jjes parciils clinisissaicnt ponr leurs enfaids ralliance qui leur paraissait le plus |»ro|tre à fonder une IxMme maisiur. On dirssail ensuit»! le eonirat de mariape c! Ton liaitait la (piesli(ui de la d(d. lue orplirjiuc rrvcnail de droit il son plus proche jtarent "'. S il s'agissait d'une pauvre fille qu'il ne pouvait épouser, il était tenu de la doter dans une mesure fixée par la loi*. Une fois l'union arrêtée, le fiancé on informait officiellement les membres de sa phratrie, el od'rait un sacrifice et un festin; l'omission de ces formalités pouvait faire mettre en doute la léiiitimité du nuiriage". La célébration des noces n'allait pas non plus sans cérémonies religieuses®. Les Athéniens pensaient que la bénédiction divine était nécessaire à l'homme dans cette circonstance, comme dans tous les actes de la vie. La dot n'appartenait pas en propre au mari, il n'en avait que la jouissance, et devait fournir caution qu'elle serait restituée à la femme ou à ses ayant droit, lors tle la dissolution du mariage'. Outre la dot, la femme apportait dans la maison un trousseau qui restait sa propriété personnelle; mais dont elle n'avait pas cependant la disposition, car la loi lui défendait de contracter pour une valeur supérieure à celle d'un médimne d'orge ; elle était sous ce rapport assimilée aux mineurs ^ On peut juger du peu de confiance qu'inspiraient