‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 464 sur 494 · Arislote, ?nli(., I. VIII, c · texte numérisé non relu

Arislote, ?nli(., I. VIII, c

2. Voy. Weclker, dans li^ Rhein. Muséum, 1833, et Kfeinp.Schriftcn, 1. II, p. 393; mais voy. aussi Schanz, Beitr. zur vori>okr. Philos., t. I, p. -43.

3. Voy. un excellent portrait, d'Anylus, dans les Acud. Vortr. itml Rcilcn de K.œchly, p. 262 et suiv.

h. Voy. sur les honoraires, qui pouvaient s'élever jusqu'à 100 mines pour un cours complet d'éducation, Bœckh, Staaishaush., t. I, p. 171.

l'inrcxTioN Kl II \iiiri iiKs simim.es ?^83

.'ipreté choquantG, et parureni pins jaloux d'obtenir la vogue et la richesse que de chercher la vérité.

L'éducation féminine était, bien plus encore que celle des garçons, affaire de tradition et d'habitude. Tout se passait dans l'intérieur de la maison sans aucune intervention de la \o\. Il n'existait pas d'école où les pères de famille pussent envoyer leurs filles'; (dles apprenaient de leur mère ou de leur bonne tout ce qu'elles devaient savoir, filer, lisser et coudre. D'autres connaissances cependant n'étaient pas exclues : les jeunes filh's de lionne condition lecevaienl di's leçons de lecture et d'écriture-, et il va de soi (in'clb'S étaient initiées aux croyances populaires sur les dieux et les obligations religieuses^ ainsi qu'aux règles générales de modestie et de moralité. Ces notions ne leur étaient pas inculquées à l'aide de catéchismes ou de livres composés pour l'enfance, non yilus (pie dans des leçons S|)éciales, mais dans des entretiens sans suite, d'où devait résulter une insiruction fort terre à terre, si on la compare à celle des garçons. La vie des jeunes filles s'écoulait dans la maison paternelle et dans les soins du ménage, au milieu de leurs parentes et de leurs amies. Legvnécée formait un appartement distinct, soit à l'étage supérieur, soit dans iin corps de logis relégué derrière l'habitation principale', où les hommes, surtout les étrangers^ avaient diflicib^nient accès. Les femmes marif'es elles-mêmes^ k moins (|ii"(dles n'apjtartinssent à la dernière classe, ne paraissaient guère dans la rue ou dans les lieux publics^ sans être accompagnées d'un serviteur ou d'une servante*. (VesL seulement aux fêtes religieuses que les deux sexes se trouvaient réunis; là même cependant les barrières n'étaient pas complètement supprimées, mais elles pouvaient s'abaisser de manière à faciliter les rapprochements, et hss auteurs (•omi(pies parlent de hommes mises ;i mal. dans la confusion des mvsli'res nocinrnes '. La jtrésence des lemines

Page 1