Od., 311; i/., VI, 230; xvui, 7U3 el
LA GKÈCE HOMÉKloLE 79
un pays propice à ces animaux*; enfin il est question d'ânes et de mules, lesquelles sont considérées comme particulièrementpropres au labour^. Il est rarement question de volailles; cependant on engraissait des oies à la cour de Ménélas et à celle d'Ulysse, mais dans Ithaque, c'était plutôt, à ce qu'il paraît, pour l'ag^rément do la reine, que comme une ressource pour les besoins delà vie^ Les mentions fréquentes de cire et de miel que l'on rencontre chez Homère ne permettent pas de douter qu'il ait fait remonter la culture des abeilles à l'âge héroïque.
En fait de céréales, sont cités le froment, l'orge et l'épeautre, qui parait toutefois n'avoir servi que comme fourragea On laboure avec des bœufs et des mules ; la charrue est appelée '^'/i/.Tov â'pcTpcv, ce qui suppose un assemblage de pièces, semblable à celui que décrit Hésiode, dans les Œuvres et Jours, et non à l'instrument simple appelé xj-i-pz^i qui ne se composait que d'un morceau de bois^; on n'attend pas de nous une description plus complète. La moisson se fait à l'aide de faucilles; les gerbes, transportées sur une aire ouverte de toute part (àXo)r,), sont foulées par des bœufs. On vanne le grain avec des pelles^ puis des femmes esclaves le broient, orge ou froment, en faisant tourner des meules''".
La culture de la vigne va souvent de pair avec celle des céréales. Télémaque se vante de ce <|u'Itha(jue est également fertile en grains et en vins. Un vignoble failpartie du domaine où s'est retiré Laërte. Les Calydoniens olfrent à Méléagre un enclos, composé par parties égales de champs et de vignes. Enhn, une joyeuse scène de vendange, où le travail est interrompu par les chants et les danses, est représentée sur le bouclier d'Achille ^ Le vin est conservé dans de grandes