‹ Antiquités grecquesChapitre 101 sur 567 · Hérodote, 1. V,' c. 75; Thucydide, 1. V, c · texte numérisé non relu

Hérodote, 1. V,' c. 75; Thucydide, 1. V, c

SYMMACHIE SPARTIATE 105

leur abandon no pouvait pas être taxé de forfaiture. Lorsque, au contraire, il y avait désertion avant la fin d'une guerre résolue en commuo, Sparte avait le droit d'imposer une amende à l'allié infidèle; quelquefois même cette clause figure expressément au traité1. Une guerre générale ne pouvait être votée sans que les délégués à qui était dévolue la présidence eussent fait un rapport circonstancié sur les causes qui la rendaient nécessaire. Sparte n'était pas tenue de se laisser entraîner à une guerre qu'elle désapprouvait, cette guerre eût-elle même réuni l'unanimité des autres suffrages5; mais dans ce cas les alliés étaient libres de la faire a leurs risques et périls, de même que Sparte pouvait engager des hostilités pour son seul compte ou avec le concours de telle ou telle cité. Lorsque la conférence se réunissait à Sparte, comme c'était l'usage3, les débats avaient lieu devant l'assemblée générale des Spartiates, et en l'absence des délégués étrangers auxquels on se contentait d'en transmettre le résultat. Les contingents en hommes et en vaisseaux, à la charge de chaque nation, étaient établis par les traités, mais aux Spartiates restait le soin de décider si, étant données les nécessités présentes, ce contingent devait être fourni en tout ou en partie'. On fixait aussi les contributions dont chaque état était passible. Il n'y avait pas de subsides permanents ', ni de caisse spéciale pour les réunir. Le chef de l'armée fédérale était au choix des Spartiates qui désignaient un de leurs rois ou quelque autre capitaine. Ils nommaient aussi les officiers chargés de commander les différents

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