Thucydide, 1. I, c. lu
::. Plutarque, Qusest. Grsecse, c. 5; Qusest. Rom., i , ■"■-'
]0i RELATIONS INTERNATIONALES
des dispositions portail que les Tégéates ne pourraienl être recherchés pour laconisme, c'est-à-dire pour leurs intelligences avec Sparte; en d'autres termes il étail constaté que le parti Spartiate avait]une existence légale à Tégée. Nous ne connaissons ni ladate ni la teneur des traités que Sparte put conclure avec d'autres états; toul ce que nous savons, c'est que, depuis le milieu du vi" siècle ou à peu près, Sparte lui décidément placée à la tète de la confédération,;! laquelle se rallièrent successivement toutes les cités doriennes de la péninsule, excepté Argos, mais y compris l'île d .Kginc, la ville d'Hermioné fondée par les Dryopes, Tégée et la plus grande partie de l'Arcadic, l'Élide, en y joignant la Pisatide ei la Triphylie, enfin la ville dorienne de Mégare, dans la partie septentrionale de l'Isthme.
Lorsqueles circonstancesl'exigeaicnt,les Spartiates de leur propre mouvement, quelquefois aussi sur la demande des confédérés, les convoquaient à des conférences qui avaient lieu à Sparte le plus souvent, [mais accidentellement en d'autres lieux, par exemple à Olympie1. Chaque état se faisait représenter par ses délégués. Le droit de suffrage était le même pour tous2. Les décisions de la majorité s'imposaient à la minorité; on réservait cependant les cas de force majeure qui pouvaient survenir du fait des dieux et des héros1, clause qui, bien qu'inspirée par un sentiment religieux, fut quelquefois alléguée comme prétexte pour échapper aux engagements pris. Parmi les objets qui motivaient la convocation des associés sont désignées les expéditions militaires, les traités de paix et autres conventions4. Il arriva bien aussi que Sparte réclama le concours de ses alliés pour des guerres sur lesquelles ils n'avaient pas été consultés, et qu'ils se rendirent à l'appel 5, mais alors elle s'exposait à ce qu'ils se retirassent, si l'entreprise ne leur paraissait pas conforme à l'équité",