Hérodote, 1. VII, c. 202 et
SYMMACHIE SPARTIATE \ 07
les Crotonïates et les Italiotes '. Sur le piédestal d'une statue élevée à Olympie, en l'honneur de Zeus, parles confédérés qui avaient combattu à Platée, étaient inscrits les noms des peuples qui avaient eu part à la victoire. On y voyait mentionnés les Spartiates, les Athéniens, les Corinthiens, les Sicyoniens, les vEginètes, les Mégariens, les Épidauriens, les Tégéates, les Orchoméniens d'Arcadie, les habitants de Phlionte, de Trézène, d'Hermioné, de Tirynthe, de Platée, des îles de Délos et de Mélos, les Ambraciotes, les Téniens, les Lépréates, les habitants de Naxos et de Cythnos, les Styriens d'Eubée, les Éléens, les Potidéates, les Anactoriens, les Chalcidiens *. Ces populations représentaient la plus grande partie, mais non la totalité des cités grecques, dont un nombre assez considérable, car elles avaient fourni environ 15,000 hommes3, combattaient dans les rangs des ennemis, les unes parce que leur territoire était envahi, d'autres pour des motifs moins avouables. Ainsi les Thébains s'étaient dérobés, parce que les oligarques qui avaient alors le dessus aimaient mieux se soumettre au joug que de soutenir la lutte, et les Argiens, qui n'avaient pas abjuré leurs vieilles haines contre les Spartiates, préféraient mourir plutôt que de combattre avec eux et sous eux. Les relations de Sparte avec ses nouveaux associés n'étaient naturellement pas les mêmes que celles qu'elle entretenait avec son ancienne symmaehie. Les nouveaux adhérents ne s'étaient unis qu'en vue de repousser l'invasion des Perses, mais après la victoire de Platée, il ne suffit plus à la Grèce de défendre son propre territoire; elle prétendit à délivrer les populations grecques de l'Asie. Si l'on en croit un témoignage qui, à la vérité, n'est pas parfaitement authentique '. Pausanias et Aristide auraient fait passer un décret en vertu duquel une armée fédérale devait être composée en perina-