Pausanias, 1. V, c. 23, § 1 et
:;. Otto énumération paraît, n'être ni complète ni parfaitement exacte, mais ce n'est pas ici le lieu de la discuter; voy. ;'' ce sujet Frick, dans le Jahrb. fur Philologie, t.LXXXV, p. 151 et suiv.
4. Plutarque, Aristide, c. 18 et21 ; voy. aussi Millier, Prolegom. zurMythol., p. 411.
nenccdedix mille fantassins "et de mille cavaliers, soutenus par une flotte de cent vaisseaux. Il était convenu que des délégués se réuniraienl à Platée pour discuter les intérêts
généraux, qu'une fêle annuelle, les éleuthéries, sérail célébrée dans le même lieu en l'honneur de /eus libérateur, que Ions les quatre ans une fète plus solennelle ramènerait des jeux institués suivant le programme des jeux olympiques, qu'en récompense de la part glorieuse prise par les Platéens ii la lutte nationale, leur autonomie serait garantie et qu'une ligue défensive serait organisée pour les protéger contre toute agression injuste. L'histoire nous apprend combien celte dernière clause fut mal observée. La fête annuelle des éleuthéries fut célébrée longtemps encore1, mais nulle part il n'y a trace des conférences qui devaient avoir lieu à Platée. Nous voyons au contraire que les assemblées fédérales, qui jusqu'à la bataille de Salamine s'étaient tenues dans l'Isthme, furent plus tard convoquées à Sparte. En revanche, les Spartiates, après avoir eu, au début de la seconde guerre médique, la direction des opérations militaires, en furent bientôt dépossédés, par suite surtout des mécontentements que l'attitude de Pausanias souleva parmi les Grecs insulaires. Ces populations refusèrent de suivre plus longtemps les Spartiates et reconnurent l'autorité des Athéniens, ce que les Spartiates souffrirent, faute de pouvoir l'empêcher. Il faut avouer d'ailleurs que, sans même compter Pausanias, la conduite des Spartiates dans les guerres médiques ne fut pas pour leur concilier la sympathie des fédérés, et que, à côté de leur politique timide et égoïste, le dévouement des Athéniens à la chose publique les recommandait justement comme les plus dignes de prendre en main la direction des affaires 2. Ainsi fut dissoute cette grande association. Les Spartiates conservèrent leurs alliés du Péloponnèse; les Athéniens attirèrent à eux les habitants des îles et des villes riveraines soustraites a la domination persane. Cependant une alliance subsista entre Athènes et Sparte jus-