Voy. Bœckh, Sluatshaush., t. I, p
5. Cela n'arriva vraisemblablement pas du vivant d'Aristide, comme le dit Plutarque [Arist., 25), mais quand il était déjà mort, c'est-à-dire après 468, et après la défection deNaxos, la date généralement adoptée est l'année 161 (Olymp. 79, 4).
6. Ces documents épigraphiques ont été publiés et expliqués par Bœckh, dans le second tome du livre ci-dessus.
SÏMMA.CH1E ATHÉNIENNE 113
les expressions xbidt S-y.[j.v)z:, d'où il ressort clairement que les Athéniens leur laissaient par exception le droit de se taxer eux-mêmes, sous la réserve naturellement de surveiller l'exercice de ce privilège et d'intervenir s'il y avait lieu. D'autres sont qualifiés z-r/.-.y., c'est-à-dire qu'ils n'étaient soumis à aucun tribut volontaire ou imposé, et qu'ils payaient chaque fois ce qui était reconnu équitable l. Le budget des tributs à prélever était ordinairement établi pour quatre ans". Les alliés devaient s'acquitter au printemps. S'ils différaient, ou si les Athéniens jug-eaient nécessaire de devancer l'échéance, des percepteurs (àpyupoXoyot ou iyCKoyzXç) appuyés quelquefois par la force armée, allaient hâter les versements. Il arriva aussi que des contributions supplémentaires furent exigées3. La somme totale qui d'abord n'était, d'après l'état dressé par Aristide, que de quatre cent soixante talents, s'éleva, en partie à la suite d'accessions nouvelles, en partie par l'accroissement des redevances, à six cents, douze cents, cl jusqu'à treize cents talents4. En 413 (Olymp. XCI, 4), les Athéniens substituèrent aux contributions en usage jusquelà un impôt du vingtième sur les importations et les exportations par mer, qu'ils espéraient devoir être plus productif ; mais cette mesure ne fut pas longtemps en vigueur5. De tous les états composant la symmachie athénienne, Chios et Lesbos, auxquels se joignit Méthynine, après la chute de Mylilène, furent les seuls qui persistèrent à s'acquitter en hommes et en navires et conservèrent au moins en apparence L'ancienne égalité des droits". Les autres, qui n'étaient plus, à vrai dire, que des étals tributaires, sonl partagés en cinq classes, dans les documents qui nous restent : la première comprenait les villes d'Ionie, parmi lesquelles doivent être comptées aussi les villes éoliennes qui bordaient le- rivage, et les îles d'Icare et de Léros; la seconde, les bords de L'Helles-