‹ Antiquités grecquesChapitre 120 sur 567 · Polybe, 1. II, c. 37, § 10 et II · texte numérisé non relu

Polybe, 1. II, c. 37, § 10 et II

•i. Ex. : KopivQiuv 'Ayv.ûv. Voy. Tittmann, Griech, Staatsverf., p. 676i

130 RELATIONS LNTERNATIONALES

Régulièrement, les affaires fédérales étaient discutées chaque année dans deux assemblées qui se tenaient, l'une au printemps, peu de temps avani L'équinoxe1, l'autre en automne. Des réunions extraordinaires étaient convoquées aussi, lorsque les circonstances l'exigeaient. Le rendez-vous, pour les doux assemblées ordinaires, était aux environs d'iEgion, dans un buis consacré à Zens Homarios ou Bomagyrios* el appelé Homarion; Awfrw :r/^^ avait aussi un sanctuaire dans le voisinage. C'était déjà en ce lieu que jadis les Achéens se réunissaient extraordinairement3, mais à mesure que la ligue prit plus d'extension, ils furent convoqués à Sicyone, à Argos. àLerna, ailleurs encore4. Philopémen proposa de tenir alternativement les états dans les différentes villes de la confédération, et sa motion paraît avoir été adoptée5. D'après la loi, il n'était permis dans les assemblées hors tour de délibérer que sur les questions de paix ou de guerre et sur les alliances; aussi les Stratèges, lorsqu'ils jugeaient une convocation nécessaire, étaient-ils tenus de notifier aux Démiurges qui leur servaient d'intermédiaires les points sur lesquels la discussion devait porter6. Plus tard, il fut établi que les messages écrits du sénat romain seraient l'occasion d'une réunion extraordinaire". Tous les citoyens des villes fédérales âgés de trente ans avaient accès dans l'assemblée, sans distinction de condition ni de fortune». L'idée de faire de ce droit un privilège censitaire eut été contraire au principe démocratique; mais les distances à parcourir étaient une garantie contre l'afiluence des pauvres. Pour n'avoir pas à craindre que la ville même qui

1. Polybe, 1. IV, c. 37 § 2; V, 1, § 1, et 30, § 7,; II, 54, § 13.

2. Pausanias, 1. VU, c. 21, § 2; Strabon, VIII, p. 385, avec les remarques de~Corayet de Groskurd. Sur l'épithète de 0-j.iptoç, voy. aussi Sengebusch, Dissert, homer., t. Iï, p. 95 et 97.

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