‹ Antiquités grecquesChapitre 119 sur 567 · Polybe, 1. II, c · texte numérisé non relu

Polybe, 1. II, c

5. Polybe, (1. Il, c. 41, § 12) remarque qu'il ne restait plus aucune colonne attestant l'association de ces quatre villes, d'où l'on peut conclure que les accessions nouvelles avaient été constatées par de semblables monuments. Polybe l'alfirme d'ailleurs pour les Messéniens (1. XXJ1I, c. 17, S 1)'» V0Y- au£S' Tite-Live, 1. XXXIX, c. 37, avec les remarques de Weissenborn.

son autorité. Aces sept villes s'adjoignirent bientôt iEgira, Pellène et Léontion. Il ne manquait donc plus à l'ancienne confédération des douze cités qu'Héliké, détruite dans la quatrième année de la CP Olympiade1, et Olénos qui existait toujours, mais était tellement déchue qu'elle ne pesait plus guère dans la balance; elle paraît avoir été réunie plus tard au territoire de Dymé.Les villes qui précèdent n'étaient pas d'ailleurs toute l'Achaïe ; elles en étaient seulement les principaux centres, et avaient autour et au-dessous d'elles des bourgades qui formaient comme les dèmes de ces capitales.

La ligue nouvelle n'était pas un simple souvenir de celle qui avait uni autrefois par un lien plus lâche les diverses contrées de l'Achaïe; c'était un état fédéral plutôt qu'une fédération d'états. Comme les Étolicns, les Achéens faisaient corps dans les relations avec les étrangers. Aucune cité ne pouvait isolément faire la paix ou la guerre ni conclure un traité quelconque. Toutes les villes étaient sur un pied d'égalité. Les affaires intérieures étaient seules laissées à la discrétion de chacune d'elles. Les constitutions des étals purement achéens étaient partout les mêmes, et lorsque la ligue s'étendit au delà de l'Achaïe, celles des nouveaux confédérés furent remaniées sur le même modèle3. Polybe, à qui nous devons nos renseignements sur ce sujet, assure que non seulement les lois, mais les poids, les mesures et les monnaies étaient identiques, que cette uniformité se retrouvait dans les corps délibérants, dans les administrations, dans les tribunaux^ et qu'il ne manquait au Péloponnèse, pour former une communauté unique, que d'avoir un même mur d'enceinte». Les monnaies de cette époque constatent aussi que les populations qui n'étaient pas à proprement parler Àchéennes avaient coutume, en tant que membres de la ligue, de joindre à leur nom particulier le nom général d* Achéens*.

t. Strabon, I. VIII, c. 7, p. 38 i. Sur ce qui concerne en général les uouze villes, on peut voir Strabon, I. VIII, c. .'!, p. 337 ; Schœmann, Antiq. Jur. publ. Grxc, p. 44, 2, el Bœhr, dans ses noies sur Hérodote, 1. I, c. 1 15.

2, Pausanias, 1. VII, c. 8, § 3; Plutarque, A.ratust c. 9.

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