Plutarque, Aratus, c. 24 et
fois de cette dignité, et généralement élu de deux annéesl'une1. Comme chez les Étoliens, le Stratège n'était pas seulement le chef de l'armée; il présidait le conseil fédéral et les assemblées générales; il était aussi le garde du sceau2, de façon qu'aucun instrument public ne pouvait être rédigé sans sa coopération. Le second magistrat était l'Hipparque, dont les attributions paraissent avoir été exclusivement militaires. Aussi, lorsque le Stratège mourait dans l'année, n'était-il pas remplacé par l'Hipparque. mais par le Stratège récemment sorti de charges, Les commandants des divers corps d'armée avaient le titre d'Hypostratèges4.
Un ypa\i[iy-ij;()ii Chancelier fédéral était adjoint au Stratège, pour le décharger d'une partie de ses fonctions5. Il y avait en outre un collège administratif, formé de dix Démiurges1'. Ce nombre avait été fixé dans un temps où les dix villes purement achéennes, composaient toute la confédération. Plus tard, on ne crut pas devoir le changer; mais naturellement le droit d'élire les Démiurges ne resta pas borné aux villes qui l'avaient exercé d'abord. Quel était le mode d'élection en vigueur? dans quelle proportion les différents états y avaient-ils part? Nous l'ignorons. Sans doute, le Conseil pouvait aussi prendre l'avis de fonctionnaires autres que les Démiurges7, mais sur ce point les renseignements nous font défaut. Toutes les charges étaient annuelles. L'âge exigé pour l'éligibilité ne pouvait être évidemment moindre que celui qui donnait accès aux assemblées générales, c'est-à-dire trente ans. Il y eut cependant des exceptions : Aratus n'avait pas plus de vingt-sept ans, lorsqu'il devint Stratège pour la première fois.
La ligue achéenne resta trente années environ réduite aux