‹ Antiquités grecquesChapitre 125 sur 567 · Polybe; I. Il, c. 13, § I · texte numérisé non relu

Polybe; I. Il, c. 13, § I

C). Tite-Live, I. XXXII, c. 22, et XXXVIII, .".. où ces magistrats sont appelés damiurgi civitatum. Voy. aussi Plutarque, Aratus, c. 13, D'un passage do Tite-Live il résulte que les propositions étaient mises aux voix dans les assemblées parles I témiurgos, non par le Stratège.

7, Polybe, 1. XXII, c. 13, § 2; XXIII, 10, §6 el XXXVIII, II, § l.

villes réellement achéennes d'origine. Les Sicyonîens s-'y rattachèrent lorsqu'ils eurent réussi h renverser la tyrannie, malgré l'appui dos Macédoniens. Ce fut Aratus, le libérateur de Sicyone, qui prit l'initiative de cette accession, afin d'entourer de plus de garanties la liberté reconquise, el ee lui lui encore qui, huit ans plus lard, après avoir chassé par un heureux coup de main la garnison macédonienne de Corinthe, ménageaà celte ville l'entrée dans la confédération. L'exemple de Corinthe fut suivi par Mé gare, qui avait secoué aussi le joug de la Macédoine, par ïrézènc et par Epidaure. Dès lors, la ligue acquit une plus haute importance aux yeux de toutes les populations, qui s'étaient donné pour tache de défendre avant tout contre les Macédoniens la liberté du Péloponnèse. Lydiadès, qui régnait alors à Mégalopolis, eut la généreuse pensée de résigner une autorité qu'il ne pouvait sauver que par la violence et l'aide de la Macédoine, et fit entrer luimême cette ville dans la fédération1; acte patriotique qui fut imité à Argos par Aristomachos, deuxième du nom, à ilcrmioné par Xénon, à Phlionte par Cléonymos. D'autres villes encore parvinrent à chasser les garnisons macédoniennes, avec le secours des Achéens. Par ce moyen, l'Arcadie presque tout entière fut gagnée à la ligue, qui comprit alors plus de la moitié du Péloponnèse. L'Elide toutefois se tint en dehors, et inclina de préférence vers le parti des Etoliens. Telle fut aussi l'attitude de Sparte, et la Messénie, qui d'abord n'eut pas mieux demandé que de se rallier à la ligue achéenne, abandonna ce projet, pour ne pas se brouiller avec sa voisine 2 ; mais plus tard, Sparte rajeunie par Cléomène se montra disposée à entrer clans la confédération, sous la condition, il est vrai, d'en être la tête dirigeante, prétention à laquelle résistèrent la majorité des Achéens, et surtout la classe opulente, dans la crainte fondée que le principat de Sparte n'amenât un bouleversement complet, non seulement dans les relations des états entre eux, mais aussi dans leurs constitutions inté-

1. Plutarque, Aratus, c. 30; Polybe, 1. II, c. 44, § 5; cf. Schœmann, dans ses Prolégomènes aux Vies d' Agis et de Cléom., p. xxxvi.

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