‹ Antiquités grecquesChapitre 14 sur 567 · Voy. par exemple Plaute, les Captifs, a. I, se · texte numérisé non relu

Voy. par exemple Plaute, les Captifs, a. I, se

9. Voy. Schœmann, Antiq. Jur. publ. Grœc, p. 370, et Westermann, dans le Jahrbuch /'. Philol., t. XXX, p. 371. Suivant Westermann, la loi s'appliquait aux personnes privées de leur liberté par suite d'un enlèvement (àv$pa7to8iff|i.6ç), aussi bien qu'aux prisonniers de guerre. Meier (de Vita

Il était universellement admis que le droit des gens et la religion faisaient un devoir an vainqueur d'accorder la sépulture aux guerriers tombés sur le champ de bataille. On a vu qu'il n'en était pas encore ainsi dans les temps héroïques, bien que chez Homère, les armées ennemies conviennent d'un armistice pour enlever et ensevelir les morts l . Plus tard ce devoir fut mieux compris, et on le jugea obligatoire envers les Barbares aussi bien qu'envers les Grecs. Lorsqu'après le combat de Platée, uniEginèle,Lampon, proposa à Pausanias de ne pas ensevelir le corps de Mardônius, et de le mettre en croix, par représailles du même traitement que Xerxès avait fait subir à Léonidas, Pausanias reçut fort mal cette ouverture, et Lampon dut s'estimer heureux de s'en tirer sans châtiment2. D'ordinaire, les vaincus demandaient une trêve pour enlever leurs morts et procéder aux cérémonies funèbres (<ra>v8at t\: vsxpwv àvatpeciv). On ne croyait pas pouvoir repousser cette prière, qui était un aveu de la défaite. Il fallait au moins, pour motiver un refus, des raisons particulières ; c'est le cas qui se présenta dans la seconde guerre Sacrée, après que les Phocidiens eurent violé le droit public, en pillant le temple de Delphes et en insultant la divinité3. Si les vaincus, hors d'état d'enlever eux-mêmes et d'ensevelir leurs morts, n'adressaient aucune demande aux vainqueurs, ceux-ci s'acquittaient eux-mêmes de ce soin, par sentiment religieux autant que par mesure de salubrité. Lysandre fut sévèrement blâmé, après le combat d'-Egospotamoi, pour avoir laissé les ennemis sans sépulture '. A la suite de la bataille de Chéronée, Philippe refusa de livrer les morts, niais lui-même leur rendit pleinement les honneurs qui leur étaient dus5.

Lycurgi, p. xxxix) a mis en avant une autre conjecture, à laquelle Hennann donne son assentiment dans le Charihlès de Becker, t. III, p. 42.

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