‹ Antiquités grecquesChapitre 170 sur 567 · Voy. Sprengel, Gesch. der Botanik, t. I, p · texte numérisé non relu

Voy. Sprengel, Gesch. der Botanik, t. I, p

5. Voy. plus bas, p. 241 et suiw Les hypothèses émises par C. Bœlticher {ueber der Baumcultiis der Hellenen, Berlin, 1856) vont beaucoup au delà de la vérité. L'idée peut être juste en elle-même, mais l'auteur la suit avec plus d'ardeur que de sens critique.

6. Ovide, Mètam.., 1. VIII, v. 771; vov. aussi Schœmann, Opusc, t. II, p. 127.

de l'idolâtrie 229

sidérer les premières comme des servantes, à qui était confié le soin d'entretenir les objets en faveur auprès des secondes. Les symboles les plus habituellement adoptés par le culte étaient, dans les premiers temps, des pierres brutes, qu'aucun travail n'avait façonnées (Xfôot xpyo.(). De quelques-unes il est dit expressément qu'elles étaient tombées du ciel; c'étaient donc des pierres météoriques, et l'on comprend très bien que cette origine ait disposé les esprits à leur attribuer un caractère merveilleux *. Une fois répandue la croyance aux pierres de provenance céleste, la vénération s'étendit à d'autres qui pouvaient offrir avec celles-ci quelque analogie de forme et de couleur. Au second siècle, Pausanias trouvait encore dans plusieurs temples des pierres sacrées, proposées à l'adoration des fidèles. Les unes étaient dans leur état naturel, les autres étaient taillées en cubes, en pyramides, en cônes. A Thespies, une pierre brute était l'emblème le plus antique et le plus vénéré du culte d'Eros. A Orcliomène, dans le temple des Charitinnes, les hommages s'adressaient à trois pierres tombées du ciel; enfin une pierre non façonnée représentait Héraclès, dans son temple de llyettos, en Béotie 2. Trente pierres quadrangulaires étaient honorées à Pharœ, en Acbaïe, comme les personnifications d'un même nombre de dieux, et une petite pyramide symbolisait à M égare le culte d'Apollon Carinos3. C'était également sous la forme d'une pyramide qu'était adoré Zeus Meilichios. Artémis Palroa était vénérée à Sicyone sous celle d'une colonne*. On rapporte qu'une colonne était aussi, à Delphes, l'emblème d'Apollon11, et même plus lard, Apollon Agyieus, en tant que dieu des grandes routes, était, aussi bien qu'Hermès, représenté le plus souvent, non par des images, mais

1. La pierre. météorique qui tomba du ciel prés d'^Egospotamoi, avanl la bataille, était encore considérée comme sacrée au temps de IMutarque (Lysandre, c. 12), par les habitants dé la Chersonèse.

2. Pausanias, 1. IX, c. 27, § l, c. 24, § 3, etc. 38. § 1, L'Éros de Praxitèle était simplement un ôtvâôïijxa, (lt était placé, non dans te temple, niais au théâtre. (Athénée, I. Xlll, c. 59, p. 591.)

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