Pausanias, 1. If, c
5. Éumélus, cité par Clément d'Alex m l'rie Stromata, I. I, p. 419, ed. Potier.)
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par des colonnes coniques. En beaucoup de localités, djes pièces de bois attestaienl la présence dans le voisinage d'un être divin. [1 en était ainsi dans l'île l'Icare, près du sanctuaire d'Artémis, el à Thespies près de relui de 1 l<i ;i sur le Cythéron* qui avait pour symbole un tronc d'arbre creusé. Sera n'avail eu aussi dans le principe, à Samos, qu'une simple plan» be en guise d'image1. Deux poutres unies par une double traverse représentaient, à Sparte, les Dioscures . In phallus, type de la force créatrice, figurait souvent Menues et Dionysos3. Ailleurs, un glaive et un sceptre rappelaient les dieux qui portaient l'un et l'autre. On conservait a Chéronée le sceptre d'Agamemnon forgé par Héphaïstos et donné à Pélops et à sa race par Hermès, qui le tenait deZeus. Cette relique, trouvée sur le territoire même de Chéronée et reconnue à certains signes, était considérée comme un gage de la protection divine; chaque jour on faisait des sacrifices en sa présence '. Dans la haute antiquité, quand on n'avail pas encore l'habitude de se représenter les dieux sous des formes précises, empruntées à notre nature, ces emblèmes pouvaient donner au sentiment religieux une suffisante satisfaction, mais lorsque l'anthropomorphisme deynt le système dominant, ce qui arriva longtemps avant Homère el Hésiode, à qui Hérodote en attribue l'invention5, on dut au moins donner à ces
1. Clément d'Alex., Protrept., 1. I, c. 46 p. 40. La statue de bois, œuvre de Smilis, fut inaugurée vers Jafin delà XXXe olymp. ; voy. Urlichs, Anfànge der Kunstlergesch., 5, 29.