‹ Antiquités grecquesChapitre 196 sur 567 · Pausanias, I. Il, c. 25, § 1, et I. VIII, c. '.'. § I · texte numérisé non relu

Pausanias, I. Il, c. 25, § 1, et I. VIII, c. '.'. § I

7. Hérodote, I. Il, c, 60. - Le plus ancien temple dont Pausanias ait eu connaissance (I. II, c. 31, §6) était celui d'Apollon Théarios à Tnîzène; il passai! pour avoir été construil par Pittheus.

avail été vraisemblablement li.ïti sous le règne de Polycrate Le temple d'Artémis à Bphèse étail cependanl plus grand <micore, puisqu'il atteignait quatre cenl vingt-cinq pieds en longueur e1 deuxcenl vingl »'n largeur; mais iln'étail pas achevé, lorsqu'Hérodote écrivait son histoire, [ncendié par Eroslrate, il fui rétabli dans les mêmes dimensions; il comptai! parmi les scpi merveilles du monde. Au troisième rang vienl le temple de Zeus Olympien à Athènes, long de Unis cent cinquante-quatre pieds, sur cent soixante-et-onze. Commencé sous Pisistrate et ses (ils, continué par Anlioehus Epiphane, ce monument ne fut terminé que sous Adrien. Le Parthénon, bâti par Périclès sur la montagne de Cécrops, avait deux cent vingt-sept pieds de long- et cent de large; la partie centrale ou cella mesurait aussi cent pieds de longueur, d'où lui venait le nom d'Hécatompédon 2. Le temple de Zeus, à Agrigente, avait trois cent quarante pieds de long et soixante pieds de large seulement, sur une hauteur de cent pieds, sans compter le soubassement, mais il ne fut jamais achevé3. On comprend que la plupart des temples ne pouvaient atteindre à ces dimensions ; beaucoup étaient très petits ; on n'avait pas, en effet, besoin d'un espace considérable pour les pratiques du culte. Les temples grecs n'étaient pas, comme les églises chrétiennes, des centres où une foule considérable se réunissait pour prier en commun ; ils ne servaient qu'à enfermer dans un asile décent les images des dieux et autres objets à l'usage du culte. Dans les pays mêmes où, aux jours de grandes fêtes, le temple recevait plusieurs milliers de visiteurs, ils se succédaient, et la foule n'était jamais compacte. Les sacrifices solennels et les banquets auxquels le peuple prenait part en commun ne se célébraient pas à l'intérieur des édifices, mais au dehors, à l'endroit où se dressaient les autels destinés aux holocaustes, car on sait qu'il n'y avait dans la cella que des autels de dimensions exiguës et des tables destinées à recevoir les fruits, les gâteaux,

1. Voy. 0. Miiller, Archxol., § 80, où l'on trouvera aussi la confirmation des détails qui suivent, et § 109.

Page 1