Porphyre, de abstin. Animai. I, I. c
parmi les citoyens les plus considérables, et que l'oracle avait recommandés d'une manière toute spéciale aux habitants '. Chez les Argiens, il exista, jusqu'au temps d'Alexandre le Grand, des chevaux consacrés à Héra, qui descendaient, disait-on, des cavales de Diomède, enlevées à ce prince par lléraklès et dévouées à la déesse parEurysthée. A Lycosoura en Arcadie, on entretenait, dans le sanctuaire de la déesse Despoina, une biche qui, d'après une inscription gravée su r son collier, avait été prise durant la guerre de Troie 2. Des coqs et des poules sont cités aussi parmi les animaux offerts aux dieux et conservés dans les sanctuaires3. Il y avait des troupes de paons dans le bois sacré de liera1, chez les Samiens, et l'on gardait à Léros, dans le sanctuaire d'Artémis, des pintades qui, suivant la légende, descendaient des sœurs de Méleagre métamorphosées par cette déesse :i. Ces volatiles n'étaient pas, à vrai dire, des ex-voto ; on les conservait, parce qu'on pensait que, pour quelque raison particulière, Artémis y prenait plaisir. Sous le même prétexte, on accueillait d'autres animaux encore dans différents lieux consacres, et beaucoup d'entre eux y étaient soigneusement nourris". Il y avait, dans le péribole d'un temple d'Apollon, eu Epire, des serpents placés sous la protection directe du dieu el dont l'origine remontait, disait-on, au serpent Python. La prêtresse leur donnait à manger à certaines époques; lorsqu'ils prenaient avidement leur repas, oh augurait que l'année sérail féconde et salubre ; en cas contraire, on avait tout à craindre du temps7. Dans les dépendances du temple de l'an, situé sur le mont Parthénion, en Arcadie, les tortue-, étaient