Diodore, I. XI, c
I. Hérodote, I. VII, c. 132; Diodore, I. XI, c. 3; cf. Bœckh. ïhuit*haush. der Mhener, t. I, p. 444. Otf. Muller, Dorier, t. I, p. -'57. et Schœll, dans ses notes sur Hérodote, loc. vil., interprètent cet usage autreini'iil et ernienl que les hommes mêmes étaient décimés.
désignées par le sort dans cenl des plus nobles familles. C'était [e rachal des violences exercées lors de la prise de Troie, par lelocrien Ajax sur la personne de Cassandre, dans le temple même d'Athêna. Les jeunes filles devaient gagner le sanctuaire sans être remarquées; celles qui se laissaient prendre par les habitants d'Ilion, avant d'être rendues à destination, étaient immolées et leurs cendres étaient jetées dans la mer; en arrivant au temple, elles devenaient esclaves de la Déesse '. Non moins bizarre est un autre exemple que nous fournissent les Locricns Epizéphiriens. Ils avaient fait vœu, étant en guerre avec les habitants de la Lucanie, de prostituer leurs filles, chaque année, le jour de la fête d'Aphrodite *• Était-ce bien là, en effet, l'engagement qu'avaient pris les Locriens ? Toujours est-il qu'ils se dispensèrent de le remplir, et que, lorsque plus tard leur vœu leur fut rappelé par le tyran Denys, ils s'en tirèrent par un expédient qui laissa leurs lilles intactes, et n'eut d'autre résultat que de donner à ce prince l'occasion de s'approprier leurs atours.
1. Tzetzès, dans ses Notes sur Lyeophron, v. 1141; cf. Polybe, 1. Xlt, c. 5; Strabon, 1. XIII, p. 601. D'après Timée cité par Tzetzès, les Locriens furent déchargés de cette obligation après la guerre de Phocide, probablement en raison des services qu'ils avaient rendus au temple de Delphes. Plutarque, de sera Numinis vindicta, c. 12, mentionne aussi l'abolition de cet usage ; voy. à ce sujet les notes de Wyttenbach. /£neas Tacticus (31, 15) en parle comme existant encore de son temps.