‹ Antiquités grecquesChapitre 222 sur 567 · Pollux, Onoinnst., 1. VI, 61; Harpocration, s. v · texte numérisé non relu

Pollux, Onoinnst., 1. VI, 61; Harpocration, s. v

des fruits de huile espèce, des gâteaux el des vases remplis de miel, d'huile el * I < * vin ; cette branche d'olivier, appelée

ïlpeffKovv), était portée en procession au temple. G'esl ainsi, par exemple, que les choses se passaient chez les Athéniens, ;i la fête populaire des Pyanepsies, où la branche d'olivier étail

suspendue à rentrée du temple d'Apollon1. Les mêmes cérémonies se renouvelaient, surtout dans la campagne, au temps de la moisson. Des associations se formaient pour célébrer ces solennités en commun et organisaient dos processions. De jeunes garçons, portant l'Eirésioné, allaient en chantant de porte en porte, et recueillaient des gerbes, soit pour leur usage personnel, soit pour la décoration de la fête, à peu près comme les enfants des cultivateurs avaient l'habitude de faire en Allemagne, le jour de la Pentecôte, dans les faubourgs et dans les villages, jusqu'au moment où la police trouva bon d'opposer son veto. Quelques exemples des chansons que chantaient, en ces circonstances, les jeunes Athéniens nous ont. été conservés, et, si l'on en croit la légende, l'auteur de l'une d'elles ne serait autre qu'Homère \ Ce chant se termine par les vers suivants :

Si tu donnes quelque chose, merci; sinon, nous allons ailleurs; nous ne sommes pas venus pour nous établir ici.

Ces Eirésionés toutefois n'étaient pas portées dans un temple; on les déposait à la porte d'une maison privée et ils ^estaient là jusqu'à l'anniversaire suivant. On les brûlait alors et on les remplaçait par d'autres 3.

Une seconde espèce d'offrande appartenant à la même classe de sacrifices consistait en gâteaux de forme et de nature diverses, dont chacun avaient un nom particulier. On appelait i;;.9'.f<ov-s; des gâteaux arrondis et bordés de cierges, que l'on offrait à Artémis, en tant que divinité lunaire. La Mère des dieux recevait des gâteaux de miel ou de la bouillie faite de lait et de farine d'orge, à laquelle on donnait le nom de

t. Plutarque, Thcsée, c. 22; Eustathe, ad Iliadem, 1. XXII, v. 495.

2. Pseudo-Hérodote, Vitu Homeri, c. 34; cf. Ilgen, Opuscida, 1. 1, p. 129.

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