‹ Antiquités grecquesChapitre 223 sur 567 · Aristophane, Plutus, v · texte numérisé non relu

Aristophane, Plutus, v

yaXo^ia. Des gâteaux grillés à la broche (ap-rei côeXiai' étaient particulièrement agréables à Dionysos1. On en fabriquait pour Apollon qui avaient la forme de lyre, d'arc, de flèches 2. Ceux que l'on consacrait à Artémis étaient échancrés en croissant ; on en préparait pour Dionysos, pour Déméter et pour Kora, qui représentaient les parties sexuelles de l'homme et de la femme3. Bref, ces offrandes affectaient les formes les plus variées, suivant le caractère et les attributions des dieux. Souvent même, on leur donnait l'apparence d'animaux, et les pauvres étaient censés sacrifier ainsi les bœufs, les moulons et les porcs dont ils n'auraient pu faire la dépense. Les produits du sol tenaient quelquefois aussi la place des animaux absents. C'est ainsi que les Thébains offraient à Héraklès des pommes auxquelles on adaptait des pieds et des cornes en bois qui leur donnaient un faux air de béliers, et chez les Locriens des concombres furent, par le même procédé, transformés en bœufs \ 11 y avait, en différents lieux, des autels réservés aux sacrifices innocents, sur lesquels ne pouvaient être déposés que des gâteaux et des productions de la terre, à l'exclusion de tout ce qui avait respiré. Tel était a Délos l'autel des âmes pieuses, et, sur l'acropole d'Athènes, celui du Zeus suprême (warcç) '.De même, dans certaines fêtes, connue les Diasies ou celle de Zeus réparateur à Athènes (p.eiX(/ioç), l'usage était de s'abstenir de tout animal". Ou bien on brûlait les gâteaux et, dans ce cas, ils étaient appelés tcsXovoî 7, ou bien ils étaient simplement placés sur les autels ou sur les tables de sacrifice, et enlevés, quelque temps après, par les prêtres, dont ils étaient le revenant-bon. La divinité, qui n'avait que faire pour elle-même de ces présents, les abandonnait

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