Thucydide, !. IV, c
"i. Voy. la convention entre les Hhodiens et les Hiérapytniens, publiée par Lebas dans la Revue 'le Philologie, t. I, p. 267. :;. Thucydide, 1. V, c. 18 et 47.
i. Corpus huer, gr., n° 2556, v. i(J et suiv.
5. Corpus Inscr. gr., nCs 11, 73 et 74; Thucydide, I. V, c. 18, 47 et 77; Pausanias, 1. V, c. 12, § 7, et c. 13, § 3.
6. Démosthène, p. les Mégalopolitains, p. 209 ;c. Leptine, p. 468; Philochorus, cité par Denys d'Halicarnasse, ad Ammseum, c. 11 ; Thucydide, 1. I, c. 179, et v. 56.
7. Duris, cité par Athénée, l. XXII, c. 84, p. 605. Voyez aussi, sur cette guerre, Diodore, 1. XX, c. 104. Lorsque Antipater demanda aux Spartiates cinquante jeunes garçons pour otages, les Éphores refusèrent formellement de les livrer, offrant de remettre en échange des hommes plus âgés et même des femmes en nombre double ; voy. Plutarque Apophthegm. lacon., p. 235 B.
Dans la société décrite par Homère, les relations des Grecs en temps de paix, tiraient surtout leur origine du droit hospitalier, droit non écrit, mais placé sous la protection de Zsùç £svtoç, et dont tout le monde respectait le caractère sacré. Pour tout homme sage, dit Alcinoiïs, l'étranger et le suppliant sont des frères '; il parle ainsi à propos d'Ulysse qui s'est présenté à lui comme un naufragé inconnu. Les égards que l'on témoignait aux étrangers se mesuraient naturellement sur leur bonne apparence et sur le respect dont on se sentait touché en les voyant. Même chez les Phéaciens, religieux observateurs de l'hospitalité, tous n'étaient pas reçus comme le fut Ulysse; mais qu'un étranger ait jamais, comme tel, été traité en ennemi, qu'on l'ait considéré comme un être hors la loi, contre qui tout était permis, c'est une opinion en faveur de laquelle on invoquerait en vain le témoignage d'Homère. L'expression ôti'jmî'côç [j.i-T/is-a,: ne prouve qu'une chose2, c'est que l'homme sans feu ni lieu n'obtient pas la même considération que le citoyen, qu'il est exposé à des violences, mais non que ces violences soient autorisées par la loi. L'argument que l'on tire du mot ïybpiq, pour établir que les étrangers auraient été assimilés aux ennemis, repose sur une fausse étymologie. Au contraire, cette circonstance que Sjeïvoç désigne proprement l'homme à qui des relations d'hospitalité donnent le droit de réclamer une protection efficace, et peut aussi s'appliquer indistinctement à tous les étrangers3, indique assez que ces relations n'étaient pas une condition nécessaire sans laquelle l'étranger ne jouissait d'aucun droit et ne pouvait se présenter nulle part avec confiance. On lit dans Platon1 : « Les dieux se réservent de punir les violences commises envers les étrangers ;