‹ Antiquités grecquesChapitre 25 sur 567 · Thucydide, 1. t, c · texte numérisé non relu

Thucydide, 1. t, c

6. Voy. Schœmann, An tiq.gr., t. II, p. 5, el plus bas, p. 37. Thxtcydidej I. I,c. 78 et 140; 1. IV, c. 118; 1. V, c. 18 et 19: 1. VII, c. 18.

7. Sur la fausse assertion d'Andocide {'!<■ Pace, p. '.'i § 11) que eîp^vYi désigne la paix conclue entre des parties traitant sur un pied d'égalité, et que ffrcovSal s'applique aux traités entre vainqueurs et vaincus, voy. Antiq. Jw . publ. (irœc. p. 373, 10. Il serait peut-être plus juste de dire que l'on employait Etp^vr) pour les traités d'une durée indéfinie et arcovôat pour ceux don! le terme était fixé, el cependant on lit dans Hérodote (1. VII, c. 148) rptixovTa stsa etpY)VY]v uitlvSeffôat,

8. Démosthène, île fui sa Lctjut.. p. :>S,S et 300; /*. Ch'siphon, p. 233; yKschine, de falsa Légat., p. 263, el c. Ctêsiphon, p. i64, 5; Kénophon, Hellen., 1. VI, c. 5, §3.

réconciliée1. Enfin on trouve des exemples de serments prononcés non par des plénipotentaires ou par des collèges de magistrats, mais par tous les citoyens réunis1. Les serments étaient quelquefois annuels ; dans d'autres occasions ils n'étaient renouvelés qu'après un plus long intervalle, par exemple tous les quatre ans8; quelquefois aussi on se bornait ,i [«élire publiquement l'instrument de paix, à la lin de chaque année*, car il va sans dire que les conditions de l'accord cl aient consignées par écrit. Pour leur donner plus de notoriété et les défendre contre les ravages du temps, on les reproduisait sur des tables de pierre ou d'airain ou bien sur des co- |i unies, et cela non seulement dans les places publiques et dans les sanctuaires des villes qui avaient pris part au traité, mais souvent aussi dans les temples d'Olympie et de Delphes, objets de vénération pour la Grèce entière". Arrivait-il qu'un traité fut dénoncé pour inexécution des clauses ou pour quelque motif grave, les tables et les colonnes disparaissaient, ou Ton y inscrivait mention de la rupture6. Parfois, afin de mieux assurer l'observation du contrat, le serment était remplacé par des otages, on pouvait même stipuler la double garantie. Les otages étaient ordinairement des hommes considérables ou des enfants appartenant aux principales familles. L'histoire rapporte que le Spartiate Gléonyme, qui faisait la guerre aux habitants de Métaponte pour le compte des Tarentins, se fît le premier livrer comme otages des femmes et des jeunes filles7.

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